José Coronado et Hugo Silva dévoilent avec subtilité les différentes couches de leur personnage.

Corps disparu, histoire haletante

Ici, pas de violence, pas de sang, pas de cascades rocambolesques, ni de courses folles en bolides au moteur turbo-performant.
Ici, le réalisateur espagnol Oriol Paulo nous entraîne plutôt dans un film noir dont le succès repose sur une intrigue bien ficelée et des jeux psychologiques labyrinthiques dont l'issue - imprévisible - en surprendra plus d'un.
Douze heures après sa mort, le corps de Mayka Villaverde disparaît à la morgue. Richissime femme d'affaires et patronne d'un grand laboratoire pharmaceutique, elle laisse dans le deuil son mari, un jeune chimiste, Álex Ulloa, qui deviendra rapidement le premier suspect dans cette affaire. Après tout, il semble bien peu attristé par la mort de sa douce.
S'ensuit entre Álex (Hugo Silva) et l'enquêteur Jaime Peña (José Coronado) une série d'échanges qui nous permettront d'en savoir davantage sur eux.
Leur vie et leur passé nous seront révélés au rythme des éléments de preuve qui vont s'accumuler.
On découvrira que la belle et puissante Mayka était une manipulatrice de la pire espèce et qu'Álex subissait les contrecoups de son avide désir de domination. Mais qui donc est la victime?
Dans cette trame où les masques tombent un à un, les deux acteurs dévoilent avec subtilité et talent les différentes couches de leur personnage, nous faisant ainsi oublier quelques anomalies dans le scénario.
Les nuances de bleu, de noir et de gris - toutes très sombres - contribuent à créer une ambiance lugubre, un sentiment d'enfermement où lentement mais sûrement l'étau va se resserrer sur le coupable.
Mais au fait, qui donc est le coupable?
Le Corps (El cuerpo). De Oriol Paulo. Avec Hugo Silva et José Coronado.
"* 1/2
PROJECTION
Cinéma Aylmer (salle 4), 20 mars, 21 h