Composite, de Monogrenade

«Mais pense qu'il faut redescendre», chante Jean-Michel Pigeon dans la pièce qui donne son titre à Composite, deuxième galette du groupe.
Il s'avère en effet difficile de garder les pieds au sol quand on écoute les mélodies aux dimensions spatiales de Monogrenade.
On décolle d'emblée avec l'instrumentale Portal et on ne revient sur terre que 36 minutes plus tard, au terme d'un séjour dans l'espace, dense et riche, du quatuor. Les dialogues entre la batterie de Mathieu Collette, le violoncelle de Marianne Houle, la basse de François Lessard et les guitares, synthétiseurs, piano et plume de Jean-Michel Pigeon (accompagnés ici des cordes de Mommies on the Run et là du cor français de Pietro Amato) séduisent, nous transportent dans un monde parallèle.
Pour peu, on se prendrait pour un Petit Prince se baladant d'une planète à l'autre pour y rencontrer les multiples facettes de sa propre personnalité. Étrange et fascinante sensation!