La lutte a été serrée jusqu'à la dernière minute lors du dernier scutin à l'automne 2012 dans Papineau, alors que le libéral Alexandre Iracà (à droite) l'avait emporté au final avec 167 voix d'avance sur son rival péquiste Jean-François Primeau (à gauche).

Chaude lutte à prévoir dans Papineau

Le débat sur la Charte de la laïcité « change la donne » dans le circonscription de Papineau, selon le candidat péquiste Jean-François Primeau.
« C'est une politique très populaire auprès de l'électorat, tous partis confondus », soutient-il.
La circonscription de Papineau a été le théâtre de la seule lutte serrée en Outaouais lors du dernier scrutin, et les deux principaux protagonistes sont de retour. Moins de 200 voix ont séparé M. Iracà et Jean-François Primeau à la ligne d'arrivée, la CAQ terminant bonne troisième.
Le député libéral sortant Alexandre Iracà estime que le débat sur la charte ne changera rien aux résultats des élections dans Papineau, et se dit même « d'accord avec beaucoup », de ses aspects.
« Combien de policiers ont reçu des demandes d'accommodements religieux ? Zéro. Combien de fonctionnaires portent le tchador ? Zéro», lance-t-il, précisant vouloir mettre l'accent sur les « vraies affaires » durant la campagne électorale, comme « l'emploi, la santé, et l'éducation ».
M. Iracà ne sera pas seul sur ces fronts. Son opposant péquiste assure qu'il fera campagne « sur tous les terrains, fort de notre bilan des 18 derniers mois ».
« Je ne serai pas le candidat d'un seul enjeu, même si je pense que les électeurs de Papineau l'auront en tête le 7 avril prochain », affirme M. Primeau.
M. Iracà prévoit une autre lutte « serrée » dans Papineau, se disant cette fois mieux armé.
« Le contexte est complètement différent. La dernière fois je remplaçais un monument, prétend le successeur de Norm MacMillan. Je pense que je suis plus connu qu'il y a 18 mois. »
Le Coalition avenir Québec (CAQ) misera sur le commissaire de la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées, René Langelier, tandis que Québec solidaire sera représenté par le professeur en travail social à l'Université du Québec en Outaouais (UQO), Marc Sarazin.