« J'ai essayé de bien me préparer. Mais je réalise que, peu importe ce que tu fais, tu ne peux jamais être vraiment prête à ça », a reconnu Charline Labonté, lors de l'annonce de sa retraite, qu'elle a choisi de faire dans le café-restaurant où elle compte maintenant travailler.

Charline Labonté met un terme à sa carrière

MONTRÉAL - Elle a beau s'y préparer depuis près d'un an, Charline Labonté avoue qu'elle est quelque peu effrayée à l'idée de ranger son équipement de gardienne pour de bon et d'entreprendre une nouvelle carrière qui, espère-t-elle, saura lui procurer autant de plaisir que le hockey.
La quadruple médaillée d'or olympique, qui aura 35 ans le mois prochain, avait déjà annoncé l'année dernière qu'elle ne tenterait pas de gagner sa place au sein de l'équipe nationale en vue des Jeux olympiques de Pyeongchang en février prochain. Lundi matin, elle a confirmé sa retraite du hockey féminin pour se consacrer à sa nouvelle carrière en restauration.
« Le hockey, sans être mon identité, c'est quand même une bonne partie de mon identité. Une fois que tu mets ça de côté, tu te dis : "Maintenant, qu'est-ce que je fais ? Quelles sont mes autres passions, mes prochains rêves à réaliser ?" C'est beaucoup de questionnement. »
Obligée de jouer au sein d'équipes masculines à Boisbriand, car « à l'époque, il n'y avait pas de hockey féminin », Labonté est devenue seulement la deuxième gardienne de but à évoluer au sein de la Ligue de hockey junior majeur du Québec après avoir été repêchée par les Titans d'Acadie-Bathurst. L'équipe avait une place à combler quand Roberto Luongo a quitté pour les rangs professionnels.
« Dans les circuits mineurs, j'étais la seule fille au sein de mes équipes, s'est-elle rappelée. Partout où j'allais, on me regardait un peu de travers. Mais personnellement, j'ai toujours un plaisir immense. »