Marc-Étienne Bussières espère obtenir une chance de se frotter aux gros noms du golf lors de l'Omnium canadien RBC.

Bussières tout près de la PGA

De la pression, Marc-Étienne Bussières en aura une tonne sur les épaules dans les prochaines semaines.
Le golfeur originaire de Gatineau a connu la meilleure saison de sa carrière en 2016. Une année marquée d'abord par sa victoire au championnat de la PGA du Canada puis celle au championnat canadien par équipe en compagnie de Dave Lévesque aux Bermudes. À travers tout ça, il y a eu cette troisième place aux championnats européens des pros de club en Bulgarie où il s'est fait aussi voler son passeport.
C'est sans compter le point d'exclamation survenu en décembre. On lui a remis le trophée Mike Weir à titre de joueur de l'année chez les golfeurs de la PGA du Canada.
« Ça va être dur de répéter ça», a-t-il avoué, lundi, au bout du fil.
«Les attentes seront pas mal élevées. J'essaie de ne pas me mettre de la pression. Mais mon jeu s'avère pas mal bon en ce moment. J'ai hâte que la nouvelle saison commence.»
Bussières, qui a franchi le cap de la trentaine, disputera un premier tournoi dans une quinzaine de jours. Il participera à une qualification en vue de l'Omnium des États-Unis, au Massachusetts.
Mais c'est surtout une compétition à la mi-juin qui s'avère importante à ses yeux. Il tentera de défendre son titre au championnat de la PGA du Canada.
Une victoire devrait lui assurer le premier rang de l'Ordre du mérite de la PGA du Canada. «La personne qui est première au classement après le championnat obtiendra une exemption en vue de l'Omnium canadien RBC», a expliqué Bussières, qui occupe en ce moment le quatrième rang.
Qui dit Omnium canadien RBC, dit tournoi de la PGA avec les gros noms du golf. Tout ça diffusé au petit écran.
L'an dernier, Dustin Johnson, Angel Cabrera et Jeff Overton sont débarqués à Glen Abbey. «Ça fait longtemps que je rêve à ça, a avoué Bussières à l'idée de disputer enfin un premier tournoi sur le circuit de la PGA. Plus ça va, plus que je me dis que le rêve va peut-être enfin se réaliser. J'aimerais tellement ça.»
Ça pourrait survenir neuf ans après sa victoire au tournoi Alexandre de Tunis, un des trois rendez-vous du golf amateur québécois. L'ancien étudiant de la polyvalente de l'Île s'avère le dernier vainqueur local à ce rendez-vous annuel en Outaouais.
Bussières a passé sept semaines cet hiver en Floride. Un peu moins que les années précédentes. Il a donné un coup de main à une académie de golf tout en peaufinant son jeu et faire quelques sous. «L'an dernier, mon jeu était constant et j'ai eu quelques moments où mon putter est devenu plus chaud. C'était ça la grosse différence avec les autres années.»
En plus de se taper plusieurs tournois en 2017, Marc-Étienne Bussières enfilera aussi la casquette de professionnel du club LongChamp, à Sherbrooke. «Pour une troisième année. Je vais travailler pas mal sept jours sur sept quand je ne jouerai pas», a-t-il répété.
Un club qu'il aime bien. Et avec raison. «L'an passé, j'ai joué une ronde record de 60... J'ai terminé à douze coups sous la normale», a-t-il mentionné avec un brin de fierté dans sa voix.
Quoi d'autre a-t-on appris au fil de la discussion avec le golfeur de l'Outaouais ? Que sa santé se porte bien.
Bussières sortait de l'hôpital quand il a appelé le journaliste. Il venait de subir un test afin de suivre l'évolution de la maladie de coeliaque dont il souffre depuis 2009. «Ils (membre du personnel médical) m'ont entré un tube dans l'estomac. C'était la première fois que je passais ce test... Tout va bien», a-t-il assuré en riant.