Burning Bridges, de Bon Jovi

Avec cet album destiné aux fans, en prévision de sa prochaine tournée, le groupe ne coupe pas les ponts avec son passé.
Il fait pourtant suinter des guitares et une batterie plus lourdes sur la sombre A Teardrop To The Sea, l'énergique We Don't Run (qui, ironiquement, risque de rythmer la foulée de plus d'un coureur) et l'agréablement trouble Who Would You Die For.
Or, on renoue avec le «son Bon Jovi» dès Saturday Night Gave Me Sunday Morning, qui s'écoute comme un lendemain de veille. Car pour Jon Bon Jovi et sa bande (excluant le guitariste Richie Sambora), il faut toujours savoir accepter ses faiblesses (We All Fall Down) et chercher à voir la vie du bon côté (Life Is Beautiful).
Des cordes par-ci (Blind Love), l'esprit d'une chanson à répondre par-là (la pièce titre). Sans oublier les riffs sirupeux de Fingertips, qui s'égare dans nos oreilles autant que des doigts dans les cheveux de la belle évoquée...