La professeur Charles Le Blanc se dit victime d'«intimidation» en raison de son opinion sur le nouve outil de traduction automatique du Bureau de la traduction.

Bureau de la traduction: l'Ud'O réagit à la controverse

Au lendemain de la controverse suscitée par l'intervention du Bureau de la traduction auprès de la direction de l'École de la traduction et d'interprétation, au sujet des commentaires d'un professeur, l'Université d'Ottawa (Ud'O) invite les parties à faire la part des choses entre «la mission académique» et «les débats sur le campus».
Tout en soulignant l'importance de la liberté d'expression de son corps professoral, l'Ud'O a tenu à rappeler l'importance de la collaboration avec le Bureau de la traduction.
«L'Université d'Ottawa valorise depuis toujours la diversité des points de vue et défend la liberté d'expression. L'Université encourage son corps professoral et tous les membres de sa communauté universitaire à maintenir et promouvoir cette liberté d'expression, et faire du campus une tribune propice à l'expression de différents points de vue et de débats», a indiqué mardi dans un courriel Noémie Duval, gestionnaire des relations avec les médias à l'Ud'O.
Partenariat
«Comme établissement d'enseignement, l'Université d'Ottawa entretient des partenariats avec plusieurs institutions pancanadiennes, la collaboration avec le Bureau de la traduction en est une parmi tant d'autres, poursuit la porte-parole. Le maintien de ce partenariat est très important pour l'École de traduction et d'interprétation, car elle assure une expérience enrichissante pour ses étudiants, favorisant l'apprentissage de divers outils/approche de traduction, ainsi que de stage lors de leurs études et de possibilités d'emploi futur. Il importe donc de savoir faire la part des choses entre la mission académique de l'Université et les débats qui ont cours sur notre campus.»
Dans une lettre ouverte publiée dans LeDroit récemment, le professeur Charles Le Blanc avait demandé la démission de la pdg du Bureau de la traduction, à la suite de sa comparution devant le comité parlementaire des langues officielles. Lundi, le professeur Le Blanc avait défendu son droit de s'exprimer, disant percevoir comme une «menace d'intimidation» l'intervention faite par la dirigeante du Bureau de la traduction, Donna Achimov, auprès de la direction de l'École de traduction et d'interprétation.