Claude Giroux et Daniel Brière ont confié leurs impressions sur l'actuel lock-out dans la LNH au journaliste du Droit, envoyé spécial à Berlin.

Brière n'imagine pas une saison entière annulée

Daniel Brière n'a pas l'impression que son séjour en Allemagne tire à sa fin.
La semaine dernière, tandis que les équipes de hockey de tous les pays d'Europe faisaient relâche, le vétéran hockeyeur gatinois est allé faire un petit tour à Philadelphie.
Les représentants des propriétaires et les dirigeants de l'Association des joueurs se rencontraient chaque jour pour négocier. Partout, l'optimisme régnait.
«Moi, honnêtement, je ne m'attendais pas à ce que le conflit se règle lors de ces rencontres.»
«Quand j'ai vu que les négociations avaient repris, j'étais content. J'étais convaincu qu'on pouvait faire avancer les choses. Mais je savais bien qu'ils ne parviendraient pas à tout régler en une semaine.»
Quand les pourparlers ont été rompus, ce week-end, l'optimisme a fait place au pessimisme. On a même commencé à parler tout bas d'une possible annulation complète de la saison régulière.
Encore une fois, Brière n'y croit pas.
«J'ai beaucoup de mal à croire que ce conflit va durer une année complète. Un beau jour, les gens qui contrôlent la situation vont réaliser que nous avons beaucoup trop à perdre. Nous ne pouvons pas nous permettre d'annuler une autre saison au grand complet. En me répétant ça, je parviens à conserver une attitude positive. En temps et lieu, on finira bien par trouver un terrain d'entente.»
Brière était attablé dans une sandwicherie de Berlin, hier midi, lorsqu'il a servi cette analyse.
De l'autre côté de la table, Claude Giroux acquiesçait.
«Je ne pensais pas que le conflit durerait si longtemps. Avec tout le succès obtenu par notre ligue dans les deux dernières années, j'étais certain qu'ils trouveraient vite un terrain d'entente.»