Bravo M. Pelletier

En reconnaissant que la francophobie existe « bel et bien » au Canada anglais et en s'associant publiquement à ceux qui la dénoncent, fussent-ils indépendantistes, l'ancien ministre québécois des Affaires intergouvernementales canadiennes et ex-député libéral de Chapleau, Benoît Pelletier, ouvre de fructueuses avenues de collaboration entre fédéralistes et souverainistes.
Le désaccord peut subsister sur la fin et les moyens d'affirmer la différence francophone au pays et sur le statut très particulier de son foyer principal, le Québec, mais l'union peut se faire sur la valeur de protéger et promouvoir cette francophonie, et ainsi présenter aux voix haineuses qui l'attaquent un front commun capable de s'élever au-dessus des factions partisanes.
L'invitation faite par M. Pelletier aux politiciens fédéraux de rompre leur silence sur cette question est tout à fait opportune. C'est un débat qui doit déborder les frontières du Québec et les Communes constituent une excellente tribune pour alerter l'ensemble du pays.