La période des Fêtes a été tout sauf réjouissante pour la cycliste Ariane Bonhomme.

Bonhomme pédalera avec le coeur gros

La période des Fêtes a été tout sauf réjouissante pour la cycliste Ariane Bonhomme.
L'espoir canadien sur piste a vécu un deuil. Une de ses coéquipières, Ellen Watters, a perdu la vie après avoir été happée par une voiture deux jours avant Noël dans son patelin au Nouveau-Brunswick.
Le drame a secoué les membres de l'équipe sur route Cyclery, dont faisaient partie les deux jeunes femmes en 2016. « J'ai essayé de dealer un peu avec ça durant le temps des Fêtes. Mais là, j'essaie de ne pas y penser », raconte Bonhomme au bout du fil.
La Gatinoise âgée de 21 ans se trouve ces jours-ci au vélodrome de Milton, lieu d'un camp d'entraînement de l'équipe canadienne. Elle se prépare à prendre la direction de la Colombie en vue d'une étape de la Coupe du monde.
Difficile par contre de ne pas lui parler de la tragédie qui l'a secouée.
« Ça faisait longtemps que nous étions coéquipières, Ellen et moi. Mais nous avions une grande différence d'âge. La première fois que je l'ai rencontrée, j'avais 18 ans. Elle en avait 25-26... Nous venions de commencer au sein du programme de piste. Ce n'est que lors de la dernière saison que nous étions vraiment devenues des amies.
«C'est difficile. Tu commences à forger une belle amitié puis la personne s'en va...»
Watters devait porter les couleurs d'une autre formation en 2017. Plus précisément Colavita-Bianchi.
Mais Bonhomme et ses coéquipières tiennent à lui rendre hommage. C'est pourquoi elles porteront son nom sur une manche de leurs nouveaux maillots de courses. «Nous aurons aussi des autocollants de la signature d'Ellen. Nous pourrons les mettre n'importe où... sur notre vélo, casque, agenda à l'école...»
Défis à relever
Avant d'attaquer cette saison sur route et rendre un ultime hommage à son amie, Ariane Bonhomme a quelques défis à relever sur piste. Il y a cette compétition prévue du 17 au 19 février à Cali. Il s'agira de son deuxième départ sur le circuit de la Coupe du monde.
Ses premiers coups de pédale étaient survenus en février 2015 au même vélodrome colombien. Une aventure que la cycliste outaouaise n'a pas oubliée.
«Nous n'étions pas bien préparées, il y a deux ans. C'était la première expérience en Coupe du monde pour les quatre filles. Nous ne savions pas quoi faire. Cela avait paru. En plus, la piste à Cali est très difficile à manoeuvrer.»
Ajoutez à cela que l'équipe féminine n'avait pas un entraîneur dédié à elle lors de ce voyage. C'est tout le contraire, cette fois-ci. «Nous serions mieux préparées. Ça fait deux semaines que nous nous entraînons. Nous pouvons avoir des attentes plus élevées.»
Surtout que Bonhomme a gagné le bronze l'automne dernier à la course aux points des championnats panaméricains au Mexique. Elle sera mieux entourée. Une de ses coéquipières sera l'Olympienne Laura Brown.