Le président-directeur général de Bombardier, Alain Bellemare

Bombardier n'aura pas à s'expliquer en comité parlementaire

Le président-directeur général de Bombardier, Alain Bellemare, et le ministre de l'Innovation, Navdeep Bains, n'auront pas à s'expliquer en comité parlementaire.
Les libéraux, majoritaires au comité des finances, ont défait jeudi la motion du député conservateur Gérard Deltell. Le seul député néo-démocrate à y siéger l'a appuyée.
Conservateurs et néo-démocrates voulaient obtenir des explications de la part du président-directeur général de Bombardier sur la hausse de la rémunération des dirigeants de l'entreprise.
Cette hausse a soulevé l'indignation de la population et de la classe politique la semaine dernière. Face à cette grogne, Bombardier avait décidé de la reporter en partie.
La motion de Gérard Deltell déposée au comité des finances jeudi après-midi a été défaite par les six députés libéraux qui en sont membres.
Le porte-parole néo-démocrate en matière de finances, Alexandre Boulerice, estime qu'un mystère demeure sur l'entente que le gouvernement fédéral a conclue avec le constructeur.
Le ministre des Transports, Marc Garneau, estime qu'il n'est pas nécessaire pour Bombardier de témoigner en comité parlementaire. Il affirme que l'entreprise a écouté la population.