«C'est clair que, de l'extérieur, la façon la plus simple d'évaluer une équipe, c'est de regarder sa position au classement. C'est clair aussi que personne, à Calgary, n'est satisfait de notre position. D'un autre côté, il faut prendre le temps de regarder des gars comme T.J. Brodie, Kris Russell, Sean Monahan, Mikael Backlund, Lance Bouma et Joe Colborne. Tous ces kids ont montré une belle progression cette saison», a expliqué Bob Hartley.

Bob Hartley respire la bonne humeur

On a l'impression qu'il faudrait chercher longtemps, en Alberta, pour trouver un homme aussi heureux que Bob Hartley.
Conférence de presse d'avant-match, mercredi matin. Un journaliste demande à l'entraîneur-chef des Flames de donner quelques détails supplémentaires sur la blessure subie par un de ses joueurs. Il refuse. Le journaliste insiste. Au strict minimum, s'agit-il d'une blessure au haut du corps? Au bas du corps?
«Vous n'avez rien appris de ce que je vous ai enseigné plus tôt cette saison? S'il s'agit d'une blessure à une main, ça devient très relatif. Si le joueur a la main dans ses poches, c'est une blessure au bas du corps. S'il lève la main pour poser une question, ça devient une blessure au haut du corps», répond le coach avec bonne humeur.
Plus tard, un autre reporter demande à Hartley s'il ressent le besoin de s'adresser à ses joueurs pour leur parler de la date limite des transactions.
Une bande d'enfants...
«Aujourd'hui? Ça ne servirait à rien. Ils sont tous installés devant la télévision en ce moment. Si j'essayais de leur parler, je serais incapable d'obtenir leur attention. Ils sont comme une bande d'enfants qui regardent Barney le dinosaure...»
L'homme de Hawkesbury respire la bonne humeur.
«Moi? Je suis toujours en forme», réagit-il un peu plus tard lorsque le journaliste du Droit prend le temps de discuter avec lui seul à seul.
«Je vais te dire une affaire, j'ai vraiment une gang avec laquelle c'est le fun de travailler. La culture de notre organisation a beaucoup changé depuis l'an dernier. Les Flames ont désormais la réputation de former une équipe qui travaille tout le temps fort. Peu importe ce qui arrive, on trouve un moyen d'être compétitifs chaque soir. J'utilise mes jeunes dans à peu près toutes les situations et je vois beaucoup de progrès.»
On lui fait alors remarquer que son équipe occupe le 27e rang du classement général. Elle occupe l'avant-dernier rang dans l'Association Ouest.
Dans sa situation, d'autres entraîneurs auraient la mine pas mal plus basse.
Une belle progression
«C'est clair que, de l'extérieur, la façon la plus simple d'évaluer une équipe, c'est de regarder sa position au classement. C'est clair aussi que personne, à Calgary, n'est satisfait de notre position. D'un autre côté, il faut prendre le temps de regarder des gars comme T.J. Brodie, Kris Russell, Sean Monahan, Mikael Backlund, Lance Bouma et Joe Colborne. Tous ces kids ont montré une belle progression cette saison. Plus la saison avance, plus je peux compter sur eux. Plus je peux leur en donner.»
Il y a quelques années, quand il travaillait à titre d'analyste lors des matches des Sénateurs à RDS, Hartley confiait parfois aux gens de son entourage qu'il rêvait d'obtenir une autre chance de travailler dans la LNH. Il gardait de bons souvenirs de sa coupe Stanley remportée derrière le banc de l'Avalanche du Colorado, mais son passage chez les Thrashers d'Atlanta l'avait laissé sur son appétit.
À 53 ans, bien conscient que les entraîneurs ne sont pas éternels, il savoure son expérience.
C'était bien évident, durant sa conférence de presse d'avant-match, mercredi, quand un scribe a cherché lui a posé deux ou trois questions serrées sur le calendrier capricieux de la LNH.
«Je ne voudrais pas avoir le job du gars qui est responsable de préparer le calendrier de 30 équipes tout en essayant de faire plaisir à tout le monde», a-t-il répondu.
«Moi, je prends ce qu'on me donne. Je travaille dans la meilleure ligue au monde. Je ne vais certainement pas commencer à me plaindre du calendrier...»