Steve Yzerman.

Bien armé ou pas, le Canada?

Malgré toutes les discussions suscitées par le dévoilement de sa formation mardi, Équipe Canada espère que les 25 joueurs qu'elle a retenus seront en mesure de lui procurer l'or à Sotchi.
Les dirigeants de l'équipe sont satisfaits de leurs choix, mais ils sont aussi conscients qu'il n'y aura rien de facile pendant le tournoi. C'est pourquoi quand on a demandé au directeur général Steve Yzerman quelle nation il craignait davantage, il a déclaré: «Toutes».
«Le hockey international est de plus en plus difficile pour les Canadiens, a-t-il dit mardi. Tous ces pays s'améliorent. Ils me rendent tous nerveux.»
Pour la ronde des médailles, il est facile de laisser de côté la Lettonie, la Norvège, l'Autriche, la Slovénie et peut-être même la Suisse. Mais la porte est ouverte pour tout le monde entre le Canada, les États-Unis, la Suède, la Russie, la Finlande, la République tchèque et la Slovaquie.
Si on regarde le talent, le Canada a l'avantage, surtout à l'attaque en raison de sa ligne du centre, où il pourra compter sur Sidney Crosby, Jonathan Toews, John Tavares, Ryan Getzlaf et Patrice Bergeron.
«Nos cinq centres ont de l'expérience et ont prouvé qu'ils sont des gagnants», a déclaré Doug Armstrong, qui fait partie de Hockey Canada.
La Suède compte sur de bons centres en Henrik Sedin, Nicklas Backstrom et Alexander Steen, mais aucun pays ne s'approche de la profondeur du Canada à cette position. Les États-Unis ont de gros ailiers, mais entre Joe Pavelski, Ryan Kesler, David Backes, Paul Stastny et Derek Stepan, on ne peut pas clairement identifier le no1, alors que le Canada en compte possiblement trois.
Armstrong aime aussi la taille des ailiers canadiens et leur coup de patin. Les Américains ont toutefois l'avantage de ce côté avec des ailiers naturels comme Zach Parisé, Dustin Brown, Max Pacioretty et Blake Wheeler.
Avec des ailiers comme Loui Eriksson, Daniel Sedin et Daniel Alfredsson - entre autres - la Suède est peut-être la mieux nantie pour la surface aux dimensions internationales où le jeu physique est moins important. Le grand talent de la Russie à l'attaque est aussi impossible à nier.