Le nouveau quart arrière du Rouge et Noir, Henry Burris, semble aussi ravi de son embauche que le dg de l'équipe, Marcel Desjardins. Kent Austin, le patron de Burris à Hamilton l'an dernier, n'a que de bons mots pour le vétéran.

Austin approuve l'embauche de Burris

Est-ce que Marcel Desjardins a fait un bon coup en mettant le quart Henry Burris sous contrat pour la saison inaugurale du Rouge et Noir d'Ottawa dans la LCF ?
Considérant que deux quarts, Kevin Glenn et Thomas Demarco, avaient été obtenus au repêchage d'expansion, la nouvelle de mardi avait de quoi surprendre, surtout qu'à l'ouverture du camp d'entraînement en juin, «Smiling Hank» aura 39 ans.
Mais si Burris est meilleur que les deux autres, et le fait qu'il ait mené les passeurs de la LCF pas plus tard que la saison dernière en plus d'aider ses Tiger-Cats de Hamilton à atteindre la finale de la coupe Grey le suggère fortement, le jeu en valait certes la chandelle, même à un salaire de 300 ou 400 000 $, selon les rumeurs.
Un grand fan
Si vous ne me croyez pas, Kent Austin, le patron de Burris à Hamilton l'an dernier, a certes plus de crédibilité que moi pour analyser la valeur d'un quart-arrière. Même si son club a libéré le vétéran passeur pas plus tard que la semaine dernière, il ne s'est pas gêné pour endosser l'embauche hier alors qu'il était en ville pour le dîner de remise du trophée de l'entraîneur de l'année dans le circuit Cohon, pour lequel il était en nomination.
«Je suis un grand fan de Henry et nous avons une excellente relation. Il est un très bon joueur de football, un bon gars d'équipe qui est facile à diriger. Il va bien faire ici. Nous sommes allés dans une direction différente pour certaines raisons, mais ça ne diminue pas mon estime pour lui. Dans notre cas, il y avait deux bonnes réponses», a-t-il dit au sujet de la mise sous contrat de l'ancien Argonaut Zach Collaros.
Une position clé
L'ancien quart des Roughriders de la Saskatchewan trouve que Desjardins a bien fait d'ajouter de l'expérience à cette position clé au football. «Au football à trois essais, tu ne peux pas gagner sans un bon gars derrière le centre, c'est très important. Je m'attendais à ce qu'il aboutisse ici, je l'avais prédit. Ils sont entre bonnes mains avec les trois quarts qu'ils ont obtenus», ajoutait-il.
Austin a fait ses débuts sur les lignes de côté ici même dans la capitale, comme entraîneur des quarts des Renegades en 2003, à leur deuxième saison. Il est donc bien placé pour évaluer dans quelle situation le Rouge et Noir se retrouve pour ses premiers pas. Et à son avis, ce n'est pas comparable. Après s'être fiés à un vétéran bien ordinaire, Dan Crowley, lors de leur première saison, les Renegades s'étaient tournés vers Kerry Joseph, un ancien demi défensif dans la NFL, quand Austin était ici.
Un échange en vue?
«Kerry était notre cinquième option et il a gravi les échelons pour obtenir le poste, avec aucune expérience. La situation est totalement différente cette fois», confiait-il.
Glenn, qui a 34 ans, n'est certes pas trop content de se retrouver soudainement substitut, mais c'est ce qu'il était à Calgary. De toute façon, Desjardins a maintenant la possibilité d'échanger un de ses quarts, les Blue Bombers de Winnipeg, qui étaient dans la course pour obtenir Burris, étant toujours à la recherche d'un meneur de jeu.
«Ottawa a maintenant plusieurs bons quarts sur leur alignement, on verra ce qu'ils vont faire avec eux» soulignait l'entraîneur-chef des Stampeders John Hufnagel, l'autre candidat au titre d'entraîneur de l'année. Ce dernier en a aussi profité pour louer les qualités du nouvel entraîneur-chef du R&N, Rick Campbell, son ancien coordonnateur de la défensive.
Même le commissaire de la ligue, Mark Cohon, a noté la profondeur du Rouge et Noir à cette position névralgique hier dans son boniment. «Ils ont tous ces quarts», a-t-il lancé en faisant l'éloge des dirigeants de l'équipe.
Reste à voir si la ligne offensive et les receveurs de passe qui se joindront à Burris et compagnie vont lui permettre de garder le sourire.