Les candidats péquistes de l'Outaouais, dont le Dr Gilles Aubé (Hull), ont annoncé leur grande priorité: la santé. Un «rattrapage» financier est inévitable, croient-ils.

Aubé accuse les libéraux de négliger l'Outaouais

Le candidat du Parti québécois de Hull, Gilles Aubé, a tiré à boulets rouges sur ses rivaux libéraux lors de son lancement de campagne, hier, évitant pour sa part de dévoiler ses engagements électoraux pour l'instant.
Le médecin omnipraticien estime que le PQ a fait davantage en 18 mois pour faire avancer les dossiers en santé et en éducation, que durant les 9 ans au pouvoir du gouvernement de Jean Charest.
«Les députés libéraux ne défendent pas les intérêts de la région», a lancé M. Aubé.
M. Aubé a rappelé que c'est un gouvernement du PQ qui a rapatrié à Gatineau des centaines d'accouchements qui se font actuellement à Ottawa, grâce à un investissement de 14,4 millions$ annoncé lors d'un récent passage de la première ministre.
Selon M. Aubé, l'avancement vers la création d'une école satellite de médecine à l'Université du Québec en Outaouais (UQO) a véritablement été entamé depuis l'élection du PQ en 2012.
Le candidat Aubé a martelé le «manque d'intérêt» des députés libéraux pour ce projet, rappelant leur manque d'assiduité à la table de l'Alliance de la cause de l'enseignement supérieur en Outaouais (ACESO), depuis qu'ils sont retournés dans l'opposition.
«L'école de médecine est un projet important. Mme Gaudreault n'assistait même pas aux réunions. Ce sont des dossiers prioritaires. Elle doit y être. Elle est responsable de transmettre aux différents ministres à Québec le message de l'ACESO. Elle est négligente sur ce sujet. C'est déplorable.»
«L'école de médecine avance parce que nous, depuis que nous sommes [au pouvoir], depuis 18 mois, on pousse sur le dossier et on veut que ça débloque.Moi je veux collaborer avec les gens du milieu.»
M. Aubé a pour sa part évitée de donner plus de précision quant à ses engagements électoraux, même si ses adversaires libéraux se sont déjà commis sur plusieurs sujets. «Les promesses électorales viendront en temps et lieu durant les quatre prochaines semaines. Je ne m'engage à rien ce soir. La campagne est jeune», a-t-il esquivé.