La ministre fédérale des Ressources humaines et du Développement des compétences, Diane Finley, refuse de renverser la directive imposée par le directeur exécutif principal de Service Canada au Québec, Marc Simoneau.

Assurance-emploi: Ottawa fait la sourde oreille

La ministre fédérale responsable de l'assurance-emploi, Diane Finley, fait la sourde oreille à la demande de Québec, qui s'inquiète de l'impact des derniers changements au régime.
Mardi, à Montréal, le ministre québécois délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes, Alexandre Cloutier, a réclamé d'Ottawa une évaluation de l'impact financier qu'aura cette réforme sur la province.
Il a fait valoir que bon nombre des travailleurs qui seront privés de prestations devront se tourner vers l'aide sociale, et donc grever davantage le trésor québécois.
Mercredi matin, à Ottawa, la ministre Finley a d'abord insisté pour dire qu'elle ne procédait pas à une réforme du régime d'assurance-emploi. Selon elle, son gouvernement ne fait que clarifier les règles en imposant aux chômeurs d'accepter des emplois dans un rayon de 100 km et à un salaire moindre que celui du dernier emploi occupé.
Pour ce qui est de présenter des chiffres sur l'impact de cette clarification des règles qu'elle vient d'imposer, la ministre assure que son ministère aidera mieux les chômeurs à se trouver un emploi. Ceux-ci, donc, n'auront plus besoin ni d'assurance-emploi ni d'aide sociale, selon le scénario de Mme Finley.