Alain Vigneault.

Alain Vigneault a redressé la barre des Rangers

À sa première visite à Ottawa en tant qu'entraîneur des Rangers de New York, Alain Vigneault a connu un samedi un peu moins mouvementé que son prédécesseur - et successeur à la barre des Canucks de Vancouver - John Tortorella.
Son club a tout simplement offert une solide performance pour rentrer dans la Grosse Pomme avec un gain de 4-1 en poche. Le genre de performances que ses ouailles lui offrent régulièrement depuis déjà quelques semaines.
Après des débuts difficiles (trois gains à leurs 10 premiers matches de la saison), les Rangers (26-21-3) avaient une fiche de 7-2-1 avant de recevoir les Capitals hier soir au Madison Square Garden.
La vie est donc pas mal plus belle pour l'entraîneur originaire du secteur Hull de Gatineau, ancien entraîneur aussi des Olympiques et du Canadien.
«Comme pour un club comme Ottawa, ça part de nos gardiens. Henrik (Lundqvist) cherchait sa game pendant un petit bout de temps. Notre autre gardien, Cam Talbot, va bien, mais là, 'Hank' a retrouvé son aplomb. Notre club joue du bon hockey depuis 25-30 parties même si on n'obtenait pas toujours d'aussi bons résultats que récemment», confiait-il samedi avant d'aller saluer les nombreux parents et amis présents pour l'occasion.
Quand il a changé de place avec Tortorella l'été dernier, ayant été congédié à Vancouver après sept saisons derrière le banc des Canucks, Vigneault avait jasé avec son coloré prédécesseur des joueurs qu'il allait diriger. Mais leurs discussions ont cessé alors qu'il a appris à connaître lui-même ses nouveaux employés.
Relancer Brad Richard
Après le difficile début de saison des siens, alors que plusieurs matches étaient à l'étranger en raison de rénovations au Madison Square Garden, Vigneault a réussi à relancer le vétéran Brad Richards, meilleur compteur des siens avec 36 points alors que Tortorella l'avait laissé dans les gradins lors des dernières séries.
«Notre camp d'entraînement a été assez spécial, le début de saison aussi avec un voyage en Californie, où ce n'est pas facile. Mais on a travaillé et ça s'est placé finalement. Un gars comme Brad, je le connaissais parce qu'il était venu s'entraîner avec le Rocket quand j'étais avec l'Île-du-Prince-Édouard (pendant le lock-out de 2004-2005). Il avait juste besoin d'un bon été d'entraînement et de reprendre confiance. Pas un mot à dire, il joue bien dans les deux sens. Je lui ai dit de tourner la page et il l'a fait», racontait Vigneault.
Celui-ci avait aussi de bons mots pour ses deux joueurs locaux, Derick Brassard, de Gatineau, et Benoît Pouliot, de St-Isidore, qui jouent sur un même trio.
«Pouliot a connu un bon camp et il travaille comme un défoncé, mais il avait de la misère à se trouver. Je l'ai benché pour un match et depuis ce temps-là, il est parti. Il joue très bien. Et 'Brass', il joue très bien depuis deux mois. Il est excellent sur notre jeu de puissance et il s'améliore de match en match», a-t-il indiqué.
Alain Vigneault, qui dit être maintenant «habitué à New York, une grosse ville avec beaucoup de monde, beaucoup de circulation», a maintenant hâte de vivre l'expérience de jouer à l'extérieur pour la première fois, ses Rangers devant disputer deux parties contre les Islanders et les Devils la semaine prochaine (26 et 29 janvier) au Yankee Stadium.
«J'ai hâte, c'est quelque chose que je n'ai pas encore vécu alors que tout le monde m'en parle en bien. Plusieurs gars de l'équipe l'ont vécu il y a deux ans, eux», a-t-il ajouté en terminant.