Aimer de coeur, de sens ou de sang?

Les jeunes Keita et Ryusei ont grandi dans des univers bien différents. Le premier, auprès d'un père professionnel, exigeant, froid et très conscient de son statut, et d'une mère plutôt soumise à son époux. Le second, au sein d'une famille modeste, où les deux parents travaillent de leurs mains, où les enfants jouent (mais pas obligatoirement du piano) et rient.
Mais Keita et Ryusei n'ont pas été élevés par leurs parents biologiques...
Certes, il ne s'agit pas du premier film sur ce thème (on a eu droit au poignant Le Fils de l'autre, l'an dernier, au Festival du film de l'Outaouais, sur fond de conflit israélo-palestinien). Tel père, tel fils s'avère toutefois une fascinante (quoiqu'un peu longue) incursion dans la culture nippone, là où classes sociales, hiérarchie, respect des convenances, performance et souci des apparences comptent beaucoup - du moins pour Ryota Nonomiya, le seul père que Keita ait connu jusqu'à maintenant.
Les deux couples sont confrontés à leur vision toute personnelle du rôle de parents, de l'éducation de leurs enfants. À leurs propres blessures, ressentiments et préjugés aussi. Car, entre les Saiki (qui semblent plus intéressés à savoir combien l'hôpital payera pour cette erreur) et M. Nonomiya (qui considère réclamer la garde des deux garçons sans même en discuter avec son épouse au préalable), qui fait preuve des motivations les plus sincères? À quoi tiennent véritablement les liens du sang et du coeur? Aux aspirations qu'on a pour ses enfants? Au temps qu'on passe avec eux? Que pèsent six ans de vie d'un enfant dans le coeur d'une mère? Et quel poids une relation entre un père et son fils peut-elle avoir pour la suite des choses?
Prix du jury à Cannes, l'an dernier, Tel père, tel fils est projeté en version originale japonaise avec sous-titres.
@N-Arts fin de Tx titre et étoiles:Tel père, tel fils. De Hirokazu Kore-eda. Avec Masaharu Fukuyama, Machiko Ono, Yoko Maki Et Lily Franky. "*1/2
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