Agressions sexuelles: des demandes pour un cours obligatoire à l'Ud'O

Un syndicat de l'Université d'Ottawa demande la mise sur pied d'un cours obligatoire pour tous ses étudiants sur le harcèlement et les agressions sexuelles.
Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) 2626 représente des assistants d'enseignement et de recherche, des correcteurs, des tuteurs, et des sauveteurs de l'université.
Selon sa présidente, Isabelle Hétu, l'institution devrait rendre ce cours obligatoire et crédité. «C'est un message que tous veulent faire partie de la solution sur le harcèlement et les agressions sexuelles.»
Le groupe de travail sur le respect et l'égalité promis jeudi par le recteur Rock n'est pas suffisant, croit-elle. La présidente syndicale déplore que M. Rock «ne reconnaisse pas que la culture du viol existe sur le campus».
Le SCFP craint que les conclusions de ce groupe de travail soient rangées sur une tablette. «Même si nous avons de belles valeurs sur papier, [la culture du viol] existe sur une base régulière sur le campus», lance Mme Hétu.
La suite des choses
Les allégations d'agression sexuelle d'une jeune femme par des joueurs de hockey des Gee Gees, à Thunder Bay, font toujours l'objet d'une enquête. La police de l'endroit n'a toujours pas déposé d'accusation. «Ce ne sont que des allégations pour l'instant», a rappelé M. Rock. La direction a quand même suspendu son programme de hockey masculin jusqu'à nouvel ordre.
La présidente de la FÉUO, Anne-Marie Roy, a rencontré le recteur mardi. Elle a demandé la création d'un groupe de travail pour lutter contre les agressions sexuelles et verbales sur le campus.
Jeudi, le recteur Rock a assuré la communauté universitaire que le campus demeurait sécuritaire et que des mécanismes et règlements «protégeaient déjà» les étudiantes et membres du personnel de l'institution contre le harcèlement et la violence sexuelle.
Les membres du groupe de travail seront présentés «dans les prochains jours», a dit M. Rock.
De son côté, la FÉUO a décidé de créer son propre groupe de travail sur la question. Le recteur espère que ces deux groupes collaboreront. «Les événements et les allégations [...] auront au moins servi à provoquer la tenue d'une discussion ouverte sur les attitudes et les comportements, et une évaluation franche de nos présupposés et de nos pratiques», a conclu M. Rock.