Le conseiller Maxime Tremblay (district du Plateau).

Achalandage prévu à l'investiture libérale dans Hull-Aylmer

Les candidats à l'investiture libérale dans la circonscription fédérale de Hull-Aylmer risquent de se bousculer aux portillons. Aux moins trois candidats ont confirmé leur fort intérêt pour ce siège perdu aux mains du NPD en 2011.
Le vétéran Marcel Proulx n'a jamais caché qu'il convoitait un retour en politique après sa défaite face à Nycole Turmel par plus de 20 000 voix.
« Au moment où je (te) parle, je suis toujours intéressé », confirme M. Proulx, qui est depuis devenu agent d'immeuble.
Selon l'ancien élu de Hull-Aylmer de 1999 et 2011, des candidats potentiels ont choisi de ne pas se présenter avant que M. Proulx prenne une décision finale.
M. Proulx compte sonder ses appuis lors du Congrès biennal du parti qui se tiendra à Montréal du 20 au 23 février prochain. D'autre part, il voit d'un bon oeil l'intérêt de militants libéraux à briguer l'investiture.
« Ça prend de nouvelles idées. Les valeurs des électeurs changent, le parti doit se renouveler » affirme-t-il, précisant qu'il misera sur ses « accomplissements » lors de l'investiture, qui aura vraisemblablement lieu cette année.
Le siège intéresse une autre figure connue de la région. Le conseiller de Gatineau, Maxime Tremblay a de son côté déjà amorcé les démarches pour se présenter à l'investiture dans la circonscription de Hull-Aylmer. « J'ai vraiment un très fort intérêt à me présenter », dit-il.
Candidat en réflexion
Militant libéral de longue date, Greg Fergus se dit pour sa part « en réflexion », sans vouloir en dire davantage quand à ses intentions.
Originaire de Montréal, mais résidant de l'Outaouais depuis 1995, M. Fergus a été directeur national du parti, président des jeunes libéraux et conseiller de divers ministres fédéraux. M. Fergus en sera à une deuxième tentative de représenter les couleurs libérales lors d'élections générales, après avoir failli à cette tâche en 2004 dans la circonscription de Pontiac.
Lors de la course à la direction, Justin Trudeau avait promis que des assemblées d'investiture seraient tenues dans toutes les circonscriptions, incluant celles déjà représentées par un député libéral.