Plus de 500 compétiteurs ont pris part aux différentes compétitions équestres.

Achalandage et incertitude financière

L'organisation du 14e Festival western de Saint-André-Avellin tire un premier bilan positif de la programmation qui s'est soldée hier après-midi au Complexe Whissell. L'événement pourrait toutefois prendre une orientation différente en vue de la prochaine édition, notamment en matière de logistique et de financement.
«De façon globale, c'est un succès sur toute la ligne, si on ne parle pas des finances. On pense avoir attiré plus de gens que l'an passé et la température était là pour nous aider. Nous avions une programmation très variée et c'est ce qui plaît aux personnes qui viennent ici», a lancé le président du festival, Sylvain Maheux, hier, quelques heures après la fin de la dernière compétition de rodéo professionnel.
Au cours des 10 derniers jours, Sylvain Cossette, Marie-Mai, Marie-Ève Janvier et Jean-François Brault, Chapeau Willie, Cayouche et d'autres noms bien connus de la scène musicale québécoise ont foulé les planches du chapiteau principal érigé dans le village de Saint-André-Avellin. Plus de 500 compétiteurs, dont certains sont venus des États-Unis et de l'Australie, ont pris part aux différentes compétitions équestres ainsi qu'aux trois étapes de rodéo.
Cinq événements, dont le gala d'humour avec P-A Méthot et Dominic Paquet et la prestation de Marie-Mai, ont affiché complet pendant les festivités.
Après avoir attiré tout près de 95000 visiteurs en 2013, les organisateurs de l'événement espéraient accueillir cette année au-delà de 100000 festivaliers. Une mission qui pourrait bien avoir été accomplie, a mentionné le président. Les chiffres officiels n'ont toutefois pas encore été compilés.
Incertitude financière
Quoi qu'il en soit, le comité organisateur, formé des quatre membres du c.a. et de quelque 225 bénévoles, espère bien pouvoir regarnir les coffres de l'événement qui étaient déficitaires de 50000$ en 2013.
«Nous avons essayé de gérer le budget rigoureusement parce que nous partions avec 50000$ en moins. Il fallait trouver des façons de récupérer de l'argent. On a coupé dans le coût des spectacles, mais pas dans la qualité. Il faudra voir pour cette année, mais je ne pense pas qu'on va terminer avec un bilan négatif au point de vue des chiffres. On devrait s'en sortir», a indiqué M. Maheux.
Selon lui, l'organisation devra inévitablement trouver de nouvelles façons d'aller chercher de l'argent à l'externe. Le Festival western de Saint-André-Avellin, qui dispose d'un budget d'environ 500000$, compte uniquement sur des partenaires privés ainsi que sur la vente de bracelets et d'alcool pour faire ses frais.
Malgré une étude de marché concluante réalisée l'an dernier, aucune subvention gouvernementale n'a été accordée au festival. L'événement ne reçoit également aucune redevance de la part des campings privés situés autour du site.
Les bénévoles sont essoufflés, a confié M. Maheux, hier. Ce sont eux qui doivent entre autres monter et démonter le site. Un défi logistique qui donne des maux de tête chaque année. Une infrastructure permanente serait souhaitable pour assurer la pérennité du festival, estime le président.
«Le festival rapporte beaucoup pour l'économie de Saint-André-Avellin et de la région. On aimerait avoir un coup de main. Tant et aussi longtemps que nous n'aurons pas d'aide financière, nous allons avoir de la difficulté. Nos bénévoles se brûlent et on ne récupère rien en fin de compte.»
Un plan de relance pour mettre sur pied un fonds de roulement annuel est envisagé. Les gens d'affaires de la région seront sollicités. «Je suis sûr que ça va fonctionner. C'est le seul événement familial complet du genre dans la région.»
Les organisateurs dresseront un bilan exhaustif de cette 14e programmation dans les prochaines semaines. Les détails financiers devraient être dévoilés en octobre, lors de l'assemblée générale annuelle de l'organisme.
L'événement a généré 1,4 million de dollars en dépenses directes en 2013 à Saint-André-Avellin et dans les environs. Selon les chiffres du comité organisateur.
Bsabourin@ledroit.com