500 personnes devant les bureaux de Stephen Harper

Quelque 500 manifestants de l'Outaouais, de Montréal et d'ailleurs au Québec ont manifesté devant le bureau du premier ministre Stephen Harper, mercredi après-midi, pour réclamer le maintien du financement fédéral au logement social.
Organisée par le Front d'action populaire et réaménagement urbain (FRAPRU) et Logemen'Occupe, la manifestation s'est d'abord tenue sur la rue Mance, au centre-ville de Gatineau, avant de se déplacer vers l'édifice Langevin, à Ottawa, où se trouve le bureau du premier ministre du Canada. Les manifestants ont réclamé le maintien des subventions fédérales qui étaient versées aux organismes qui gèrent des habitations à loyer modique (HLM) et aux coopératives d'habitation offrant des logis subventionnés aux personnes à faible revenu.
«On veut rappeler au gouvernement Harper qu'il y a encore une crise du logement. One ne parle pas d'une crise causée par une pénurie de logements, mais bien par le prix élevé des loyers. Ce prix est si élevé que le nombre de ménages qui consacrent 50% de leurs revenus au logement a augmenté de 11%, de 2006 à 2011, au Canada. Et la région de Gatineau est l'une de celles où la situation est plus grave encore», a expliqué le coordonnateur du FRAPRU, François Saillant.
À court et moyen terme
Selon M. Saillant, le gouvernement fédéral a mis fin aux subventions à long terme qu'il versait aux coopératives (et autres organismes à but non lucratif) qui offrent quelques-unes de leurs unités de logement aux personnes à faible revenu. Cela aura pour effet, à court et moyen termes, de forcer ces organismes à imposer aux personnes à faible revenu le même loyer que les autres locataires.
Ainsi, Jean-Claude Viens, de la Coopérative Reboul dans le secteur Hull, ne paie que 150$ par mois grâce à ce programme. Il pourrait être forcé de payer 500$ si la coopérative ne récupère pas la subvention perdue. «Depuis le mois de juillet dernier, la coopérative utilise ses réserves pour que je conserve mon logement, mais ça ne pourra pas durer longtemps et je devrai partir ou prendre un logement plus petit, si rien ne change» a déclaré M. Viens.
Selon le coordonnateur de Logemen'Occupe, François Roy, des centaines de locataires de Gatineau, dont le loyer est ainsi subventionné, risquent de perdre leur logement, au cours des prochaines années, à mesure que les subventions à long terme consenties par le gouvernement fédéral viendront à échéance.