Les décombres de la fromagerie St-Albert, après le brasier du 3 février.

2013 vu de l'Est ontarien

UNE DATE: 3 février
Tout le village de Saint-Albert se souviendra de la date du 3 février 2013. Par un dimanche matin marqué par un froid sec et glacial, la fromagerie St-Albert, une institution plus que centenaire de l'Est ontarien, a complètement été ravagée par un violent incendie. Les résidents et les employés de la fromagerie étaient attroupés par dizaine pour regarder silencieusement et sous le choc la fierté de cinq générations s'envoler en fumée. Une centaine d'employés, la plupart natifs de Saint-Albert, perdaient ainsi leur gagne-pain. Les dommages ont été évalués à 30 millions$. Mais le brasier n'était pas encore éteint qu'on parlait déjà de reconstruire la fromagerie St-Albert. La direction et les employés de la fromagerie se sont rapidement remis sur pied pour poursuivre la production dans d'autres installations satellites et temporaires du côté du Québec. La reconstruction de la nouvelle fromagerie est à toute fin complétée. La direction entend recommencer la production de fromage dans ses nouvelles installations de Saint-Albert dès le mois de mars prochain.
Le maire Guibord est d'avis qu'un réseau plus accessible de transport en commun à l'intérieur de la municipalité favoriserait l'économie locale.<strong></strong>
UN PERSONNAGE: Marcel Guibord
Le maire de la Cité de Clarence-Rockland, Marcel Guibord, a dirigé dans la controverse tout au long de l'année 2013. Le climat à Clarence-Rockland, déjà tendu depuis son élection à la fin 2010, s'est envenimé lorsque M. Guibord a été accusé, en septembre, d'abus de confiance. La Police provinciale de l'Ontario (PPO) soupçonne le maire ainsi que les conseillers Guy Félio et Diane Choinière d'avoir comploté pour écarter l'ancien directeur général de la municipalité, Daniel Gatien. Un groupe de résidents ainsi que certains membres du conseil exclus de la garde rapprochée du maire ont multiplié les demandes de démission, le temps que les accusés subissent leur procès. Le maire Guibord a refusé de quitter son siège en clamant à chaque fois son innocence. Depuis, les séances du conseil municipal sont souvent perturbées.
Jessica Godin a été retrouvée sans vie dans un fossé en août 2011.
UN LIEU: le village de Fournier
Le mystère plane et pèse toujours sur la communauté de Fournier, dans l'Est ontarien, à la suite de la découverte du corps de Jessica Godin, une jeune femme de 18 ans retrouvée sans vie dans un fossé du village, le 24 septembre 2011. L'autopsie a révélé que la victime avait été happée à mort par une voiture et a conclu à l'hypothèse du délit de fuite. Plus de deux ans après le drame, le chauffard court toujours. En 2013, la mère de la victime, Nathalie Godin, a lancé un cri du coeur pour tenter de découvrir la vérité et laisser l'âme de sa fille partir en paix. Elle a entamé une campagne de financement afin d'embaucher un détective privé. Mme Godin espère ainsi faire débloquer l'enquête. La Police provinciale de l'Ontario (PPO) est toujours sur l'affaire. Une récompense pouvant aller jusqu'à 50000 $ est offerte à la personne qui aidera les autorités à trouver le coupable.
UN MOT: environnement
Un important mouvement de protestation a fait du bruit en 2013 concernant la construction d'une usine d'asphalte à Plantagenet. Le projet a fait un pas de plus au cours de l'année quand les Comtés unis de Prescott et Russell ont proposé des modifications à son plan officiel qui tolérerait l'exploitation de telles activités à l'endroit désigné par le promoteur, en bordure de la route 17, près du pont de Jessup's Falls à l'Ouest du village. Plusieurs résidents s'inquiètent du sort des terres agricoles sises à proximité. Pendant ce temps, à quelques kilomètres de là, la municipalité de Hawkesbury-Est apprenait qu'elle se situait dans le tracé de l'entreprise TransCanada pour la construction d'un oléoduc qui acheminerait le pétrole brut de l'Ouest canadien vers les marchés de l'est du pays. Les élus de la municipalité de Champlain ainsi que certains résidents ont déjà été approchés par les représentants de l'entreprise. Le maire de la municipalité a jusqu'ici été prudent dans ses commentaires et n'a pas pris publiquement position dans le dossier.
UNE RÉSOLUTION: plus d'investissement dans les infrastructures
L'année 2013 se termine sur une note plutôt sombre en ce qui a trait à l'état des infrastructures des municipalités de l'Est ontarien. Les gouvernements municipaux ont plus que jamais besoin d'investir dans leurs réseaux et systèmes publics. La ville de Hawkesbury, par exemple, a obtenu la piètre note de «F» pour l'état de ses infrastructures municipales, où certaines conduites souterraines datent de plus de cent ans. Idem pour la ville voisine de Champlain qui obtient elle aussi la note de «F» dans l'évaluation de ses infrastructures. Les municipalités de l'Est ontarien s'entendent pour dire qu'à elles seules, elles ne pourront pas remettre en état et assurer l'entretien de leurs infrastructures. Les élus de l'Est ontarien demandent une aide stable et récurrente de la part des gouvernements provincial et fédéral.