Affaires

Royaume-Uni: PFK bat de l'aile faute de poulets

LONDRES — Moins d’un tiers des restaurants PFK au Royaume-Uni demeuraient fermés mercredi après-midi en raison d’une pénurie de poulets due à des problèmes de livraison, qui provoqué le désespoir de consommateurs accros au fast-food de volaille frite.

Moins de 300 des quelque 900 restaurants Kentucky Fried Chicken étaient toujours fermés, selon un nouveau décompte de PFK, touché par une crise d’approvisionnement depuis le week-end. En cause, des ennuis «opérationnels» rencontrés avec la société allemande DHL, son nouveau livreur.

«Chaque jour, de plus en plus de livraisons sont effectuées», a affirmé un porte-parole du géant américain de la restauration rapide à l’AFP. «Cependant, nous nous attendons à ce que les perturbations dans certains restaurants perdurent jusqu’à la fin de la semaine, ce qui signifie que certains resteront fermés et que d’autres ne fonctionneront qu’avec une partie du menu et des heures d’ouverture réduites».

KFC a mis en place un site internet listant les établissements ouverts tandis que le Daily Mail rapportait mercredi que d’importantes quantités de gallinacés non-livrés et entreposés au dépôt de DHL allaient devoir être détruites.

«Nous examinons toutes les options pour minimiser le gaspillage», a indiqué le porte-parole.

«Je veux mon burrito!»

PFK n’a pu préciser le coût pour le groupe de la crise, qui a débuté avec le transfert du contrat de livraison du sud-africain Bidvest à DHL. Le porte-parole a seulement indiqué qu’il était «significatif».

«Nous avons signé un contrat de livraison avec un nouveau partenaire mais il rencontre quelques difficultés initiales, l’expédition de poulet frais dans 900 restaurants à travers le pays est assez complexe», a expliqué PFK.

«Nous savons que cela a pu déranger certains d’entre vous ces derniers jours et vous décevoir lorsque vous vouliez votre poulet frit», a ajouté la compagnie.

Ce sevrage forcé semble en effet avoir été très mal vécu par certains consommateurs.

«Je veux mon burrito!», s’exclame Karen Brian en trouvant porte close devant le PFK de la gare Victoria, à Londres, qui a finalement ouvert en fin de matinée. «Je vais aller chez McDonald’s (...) mais ce n’est pas aussi bon», regrette auprès de l’AFP celle qui fréquente le fast-food à un rythme hebdomadaire.

«C’est terrible. Ils devraient rectifier le tir», dit une autre habituée, Jamie Pitcher.

Le député travailliste Neil Coyle a dit avoir été contacté par des consommateurs «déçus» tandis que les accros en manque ont conduit la police londonienne à tweeter: «S’il vous plaît ne nous contactez pas au sujet de la crise PFK - ce n’est pas un problème relevant de la police si votre restaurant préféré ne peut pas vous servir le menu que vous désirez».

Pas de licence

La situation a aussi déclenché une salve de moqueries sur les réseaux sociaux. «Comment la nation va-t-elle s’en sortir?», s’interrogent plusieurs tweetos. D’autres y ont flairé une opportunité, comme l’entreprise britannique Quorn qui propose sur Twitter de se tourner vers ses nuggets avec des substituts de viande.

Le syndicat GMB a dit avoir prévenu la direction de KFC des conséquences d’un changement de livreur, motivée par la volonté de faire des économies. Cette décision a causé la perte de 255 emplois et la fermeture d’un dépôt de Bidvest, qui opérait depuis plusieurs «centres de distribution au Royaume-Uni» alors que «DHL tente maintenant de faire la même chose à partir d’un seul», a-t-il déploré dans un communiqué.

Répondant à des informations de presse selon lesquelles DHL n’a pas de licence pour l’entreposage frigorifique, PFK a indiqué que l’entreprise était dans l’attente de son obtention mais que les autorités sanitaires s’étaient déclarées «satisfaites» lors d’une visite du dépôt mardi.

PFK a assuré que les salaires de ses employés seraient maintenus tandis que ceux en contrat à durée déterminée seraient payés la moyenne journalière des heures travaillées au cours des 12 dernières semaines. L’enseigne a appelé les franchisés - la majorité des restaurants - à faire de même.

Le directeur général des opérations de vente de DHL, John Boulter, a assuré que sa société s’efforçait de «retrouver le plus vite possible un service de livraison normal» et qu’elle étudiait «les raisons» des problèmes de livraison.

Affaires

Signature d'un nouvel accord transpacifique le 8 mars

OTTAWA - L’Accord de Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP), qui remplace le Partenariat transpacifique (PTP) en raison du retrait des États-Unis, sera signé au Chili le 8 mars.

Le ministre fédéral du Commerce international, François-Philippe Champagne, a dit que le texte de l’accord commercial a été publié, et qu’il est maintenant prêt à être paraphé par ses 11 membres.

Le ministre Champagne explique dans un communiqué publié tard mardi que «le Canada jouira bientôt d’un accès privilégié à un demi-milliard de consommateurs dans le marché le plus dynamique et qui affiche la plus forte croissance au monde».

La décision du président Donald Trump de retirer les États-Unis du PTP avait fait craindre pour la survie de l’accord, mais les autres membres ont réussi à s’entendre.

Une analyse du PTPGP publiée la semaine dernière par Affaires mondiales Canada démontre que l’entente engendrera pour le Canada des gains économiques à long terme totalisant 4,2 milliards $, comparativement à 3,4 milliards $ sous le PTP. 

Cette hausse est attribuée à un accès élargi à certains marchés en raison du désistement des États-Unis.

L’analyse explique que ces gains se matérialiseront dans de multiples secteurs, y compris des produits agricoles comme le boeuf et le porc, les produits du bois, la machinerie et l’équipement, et le matériel de transport.

Le gouvernement fédéral explique que le PTPGP représente 495 millions de personnes et un produit intérieur brut combiné de 13,5 mille milliards de dollars canadiens, soit 13,5 % du PIB mondial.

Les 11 membres de l’accord sont le Canada, l’Australie, Brunei, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour et le Vietnam.

Affaires

La classe moyenne serait de moins en moins nombreuse au Canada

Un récent sondage conclut que moins de la moitié des Canadiens s’identifient maintenant à la classe moyenne.

Le sondage mené par Ekos Research pour La Presse canadienne rappelle qu’en 2002, environ 70 % des répondants estimaient qu’ils appartenaient à la classe moyenne.

Le président d’Ekos Research, Frank Graves, signale qu’auparavant, la classe moyenne désignait les personnes qui, à force de travail, pouvaient acquérir une propriété résidentielle, surpasser le mode de vie de leurs parents et profiter d’une retraite dans un certain confort.

D’après Frank Graves, une croissance économique en déclin et les inégalités croissantes des revenus ont brisé les ambitions de plusieurs Canadiens qui croyaient faire partie de la classe moyenne.

À Hamilton et Kitchener en Ontario, de même qu’à Halifax en Nouvelle-Écosse, 22 % des personnes interrogées lors du sondage ont affirmé qu’elles avaient reculé dans les échelons sociaux depuis cinq ans; c’est le pourcentage le plus élevé au pays.

Le ministre des Finances du Canada, Bill Morneau, déposera son budget le 27 février prochain à la Chambre des communes. Son gouvernement a souventes fois répété que l’essor de la classe moyenne faisait partie de ses priorités.

Le sondage a été réalisé par téléphone auprès de 7882 Canadiens entre le 7 novembre et le 10 décembre derniers. Sa marge d’erreur s’élève à 1,1 %, 19 fois sur 20.

Affaires

Ottawa inspire des élus britanniques

MONTRÉAL — L’approche adoptée par Ottawa dans le processus afin de renouveler sa flotte d’avions de chasse alors que le différend commercial entre Bombardier et Boeing faisait rage semble avoir inspiré certains élus britanniques, qui suggèrent à leur gouvernement de faire de même.

Parmi les recommandations de son récent rapport sur la dispute entre les deux avionneurs, le Comité sur les affaires nord-irlandaises du Parlement britannique incite Downing Street à évaluer les impacts économiques des soumissionnaires dans les appels d’offres pour les grands contrats d’approvisionnement.