Loto-Québec: grève de quatre jours de 450 employés à compter de jeudi

MONTRÉAL — Quelque 450 syndiqués de Loto-Québec déclencheront une grève de quatre jours jeudi, à minuit, afin de protester contre le contenu des offres contractuelles de la direction de la société d'État.

Ces membres du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) annoncent mercredi que leur débrayage durera jusqu'au 20 août à 7h. Ils ont fait la grève du 20 au 23 juillet.

Ils manifesteront jeudi, de 10h à midi, face au siège social de Loto-Québec situé sur la rue Sherbrooke Ouest à Montréal.

Le SPGQ juge que les offres patronales sont inacceptables car elles supposent l'abandon de la sécurité d'emploi, de la rémunération incitative et de deux jours de maladie, sans oublier la liquidation de la banque de jours de maladie à 70 pour cent de ses coûts.

Dans un communiqué, David Bernans, 4e vice-président du SPGQ, affirme que l'employeur fait un profit d'environ 1,5 milliard $ et que le salaire du président de Loto-Québec a augmenté de 21 pour cent entre 2011 et 2016.

Le 18 juin dernier, les syndiqués de Loto-Québec ont adopté à 99,4 pour cent un mandat de grève de 20 jours qu'ils entendent utiliser de façon stratégique.

Affaires

Le géant du commerce en ligne Shopify interdit la vente de certaines armes à feu

TORONTO — Shopify interdit la vente de certaines armes à feu et de leurs pièces par l’entremise de sa plateforme.

Dans une mise à jour de sa politique discrètement publiée cette semaine, la société de commerce électronique d’Ottawa a indiqué que les marchands Shopify ne pouvaient plus utiliser la plateforme pour vendre des armes à feu automatiques qui n’ont pas été rendues inutilisables et des armes à feu semi-automatiques pouvant accepter un chargeur détachable.

Certaines pièces détachées et accessoires, y compris des lance-grenades et des lance-roquettes, des chargeurs pouvant accepter plus de 10 cartouches, des silencieux et des cache-flammes, sont également interdites.

Dans une déclaration transmise à La Presse canadienne, Shopify n’a pas précisé ce qui avait motivé l’interdiction, mais elle a indiqué qu’il lui était toujours possible d’affiner ses politiques à mesure que l’entreprise se développe.

La neutralité impossible

Cependant, dans une entrée de blogue sur la liberté d’expression et les changements de politiques, le fondateur de Shopify, Tobi Lutke, a fait valoir que le processus législatif n’était pas de taille face aux réalités d’internet. Par conséquent, a-t-il ajouté, la société doit prendre ses propres décisions sur un certain nombre de sujets.

M. Lutke a précisé que l’entreprise avait dû accepter le fait que la neutralité n’était pas possible, car elle veut permettre la vente de tous les types de produits sur la plateforme, y compris ceux avec lesquels elle est en désaccord. Elle ne veut cependant pas laisser de place aux produits qui peuvent faire du mal.

Affaires

La Banque Scotia achète Banco Dominicano del Progreso

TORONTO — La Banque Scotia a annoncé mardi avoir conclu un accord en vue d’acquérir Banco Dominicano del Progreso, une banque exerçant des activités en République dominicaine.

La banque canadienne, qui s’est concentrée sur l’expansion de son empreinte en Amérique latine, a précisé que la transaction n’était pas importante sur le plan financier. 

La Scotia a indiqué que l’acquisition ferait d’elle le quatrième fournisseur de prêts de la République dominicaine et la quatrième banque de services complets en importance, au chapitre de l’actif. Sa clientèle dans le pays doublera à environ 500 000. 

Les activités de Banco Dominicano del Progreso comprennent 57 succursales, 188 guichets automatiques et 367 sous-agents bancaires. 

D’ici l’obtention de l’approbation réglementaire et la clôture de la transaction, toutes les activités devraient continuer à fonctionner comme d’habitude, a ajouté la Scotia.

Affaires

Nouveau conseil d’administration nommé chez Hydro One

TORONTO — Un nouveau conseil d’administration a été nommé à Hydro One, un peu plus d’un mois après le départ à la retraite de son chef de la direction et la démission en masse des autres administrateurs.

Dix nouveaux membres du conseil d’administration ont été nommés pour remplacer l’ancien conseil de 14 membres d’Hydro One, qui a démissionné le mois dernier.

Le producteur d’électricité a indiqué que Tom Woods assumerait les fonctions de président du conseil par intérim jusqu’à ce que les nouveaux administrateurs puissent se réunir pour pourvoir le poste de façon permanente.

L’arrivée de ce nouveau conseil d’administration survient à une époque de grands changements pour Hydro One.

Son chef de la direction, Mayo Schmidt, a pris sa retraite le mois dernier à la suite d’une intervention politique.

Le premier ministre nouvellement élu, Doug Ford, lui avait donné le sobriquet de « l’homme de six millions de dollars », une allusion à sa lourde rémunération, lors de la campagne électorale.

En vertu d’une entente conclue avec le nouveau gouvernement conservateur, M. Schmidt n’avait pas droit à l’indemnité de départ de 10,7 millions $ prévue à son contrat s’il avait été destitué par le conseil. Il a plutôt reçu un montant forfaitaire de 400 000 $ pour remplacer ses avantages sociaux post-retraite.

Plusieurs jours plus tard, les progressistes conservateurs de M. Ford ont présenté une loi omnibus qui autoriserait en partie le gouvernement à approuver la rémunération des dirigeants du service public.

En plus de M. Woods, la province de l’Ontario, le principal actionnaire d’Hydro One, a nommé au conseil l’avocate Cherie Brant, l’ancien cadre supérieur du régime de retraite des employés municipaux de l’Ontario (OMERS), Blair Cowper-Smith, et l’ancien cadre supérieur de la Banque de Montréal, Russel Robertson.

Les six administrateurs nommés par le comité de nomination spécial d’Hydro One sont l’ancienne dirigeante de Weyerhaeuser, Anne Giardini ; l’ancien chef de la direction d’Énergie Nouveau-Brunswick, David Hay ; l’associé directeur d’Alignvest Capital, Timothy Hodgson ; la chef de la direction intérimaire de Postes Canada, Jessica McDonald, l’ancien chef de la direction de Sappi Fine Papers, Sheffield ; et Melissa Sonberg, cadre en résidence à la faculté de gestion Desautel de l’Université McGill.

Par ailleurs, Hydro One a dévoilé mardi un bénéfice de 200 millions $, soit 33 cents par action, pour son deuxième trimestre, ce qui se compare à un bénéfice de 117 millions $, ou 20 cents par action, pour la même période l’an dernier.

Les revenus pour le trimestre clos le 30 juin se sont élevés à 1,48 milliard $, en hausse par rapport aux 1,37 milliard $ enregistrés au même trimestre l’an dernier.