Affaires

Sun Life ajoute la couverture du cannabis médicinal à ses régimes collectifs

La Financière Sun Life a ajouté la marijuana médicinale aux options de ses régimes collectifs, ce qui marque un changement dans l’industrie et témoigne du niveau croissant d’acceptation entourant le cannabis.

Le chef de la direction de l’assureur torontois, Dean Connor, a expliqué que cette décision avait été influencée par les manifestations d’intérêt reçues de la part des clients employeurs de la Sun Life.

Les régimes de soins de santé de la Financière Sun Life couvrent plus de trois millions de Canadiens et leur famille, soit environ un Canadien sur six.

À compter du 1er mars, les répondants des régimes d’assurance collective pourront ajouter la couverture du cannabis médicinal à leurs plans. Cette couverture pourra s’étendre de 1500 $ à 6000 $ par personne couverte par année.

La Sun Life a précisé que sa couverture du cannabis médicinal serait disponible pour certaines maladies et certains symptômes précis, incluant la nausée liée au cancer, les douleurs causées par la polyarthrite rhumatoïde et les soins palliatifs.

Affaires

Les affaires en bref

Les nouvelles économiques du jour, en quelques mots.

Les revenus de Shopify bondissent

La firme ontarienne Shopify a surpassé les attentes au quatrième trimestre quand ses revenus ont bondi de 71 %.

L’entreprise a affiché une perte de 3 millions $ US ou 3 cents US par action, comparativement à une perte de 8,9 millions $ US ou 10 cents US par action l’an dernier. Ses revenus trimestriels sont passés de 130,4 millions $ US il y a un an à 222,8 millions $ US cette année.

Le bénéfice ajusté de Shopify s’est chiffré à 14,7 millions $ US ou 15 cents US par action, par rapport à une perte de 400 000 $ US ou 0 cent US par action l’an dernier. Les analystes interrogés par Thomson Reuters attendaient en moyenne un bénéfice ajusté de 5 cents US par action et des recettes de 209,3 millions $ US.

Affaires

L'action d'Aimia plonge après des réductions de coûts

L’exploitant du programme de fidélisation Aéroplan a l’intention de poursuivre ses efforts de réduction de coûts alors qu’il se prépare à la fin de son partenariat de longue date avec Air Canada prévue pour 2020.

Depuis 2015, Aimia s’est délestée de plusieurs actifs, dont le programme Nectar récemment, et a réduit de moitié, à environ 1600 personnes, la taille de son effectif mondial.

L’entreprise établie à Montréal entend continuer à économiser 70 millions $ par année d’ici 2019 alors qu’elle anticipe une baisse de la facturation cette année ainsi qu’une hausse du nombre de milles échangés.

Son président et chef de la direction, David Johnston, estime que les efforts pour simplifier le modèle d’affaires peuvent générer des économies qui ne se traduisent pas par des réductions de l’effectif.

«Il y a des initiatives que nous mettons de l’avant à l’interne, comme dans les technologies, alors je n’envisage pas d’autres compressions d’envergure», a-t-il dit, jeudi, au cours d’un entretien téléphonique.

Néanmoins, le titre de l’entreprise a plongé jeudi de plus de 28 pour cent à la Bourse de Toronto, après le dévoilement d’une perte nette de 214,7 millions $ au quatrième trimestre, attribuable notamment à une charge liée à la vente du programme Nectar.

L’action d’Aimia a cédé 67 cents sur le parquet torontois, pour clôturer 1,71 $.

M. Johnston n’a pas voulu commenter la performance du titre, indiquant que les résultats de 2017 avaient été bons malgré les questions soulevées sur l’avenir d’Aimia à la suite de la décision prise par Air Canada en mai dernier.

«Les équipes d’Aéroplan et d’Aimia ont livré d’excellents résultats dans ce qui a été sans contredit une année difficile», a-t-il dit.

À l’origine, Aéroplan était le programme de fidélisation d’Air Canada. Il a été essaimé en tant qu’entreprise indépendante et est depuis devenu Aimia. Son nombre de membres et ses services ont pris du volume avec les années.

Détails à venir

Au cours d’une conférence téléphonique avec les analystes, le patron d’Aimia a expliqué que la compagnie avait l’intention, au cours des prochains mois, de dévoiler les changements qu’elle compte apporter à Aéroplan après 2020.

La société désire miser sur une offre de primes-voyage échangeables auprès de nombreuses compagnies aériennes contre des vols intérieurs, transfrontaliers et internationaux et une bonification de l’expérience des membres.

Le nombre de milles Aéroplan échangés a grimpé de sept pour cent au cours des six derniers mois par rapport à la même période en 2016. Au quatrième trimestre, la progression a été de 9,9 pour cent.

«Au-delà de la cible de 70 millions $ (d’économies), un plus grand effort au chapitre de la réduction des coûts est inévitable afin d’atténuer la pression sur les profits à court terme, a estimé l’analyste Adam Shine, de la Financière Banque Nationale, dans une note. Les ventes d’actifs devraient se poursuivre.»

Par ailleurs, Mittleman Investment Management, déjà actionnaire d’Aimia, a bonifié à 10,6 pour cent sa participation dans l’entreprise en janvier. La firme new-yorkaise pourrait solliciter des changements au sein du conseil d’administration ou de la direction de l’entreprise.

Une vente partielle ou totale de la société pourrait également être exigée par cet actionnaire, a-t-il indiqué dans un document déposé auprès des autorités réglementaires.

M. Johnston n’a pas voulu commenter directement, mais a affirmé que les efforts d’Aimia visant à repositionner Aéroplan et simplifier le modèle d’affaires allaient se traduire par des résultats pour les actionnaires.

Par action, la perte nette d’Aimia au trimestre terminé le 31 décembre s’est chiffrée à 1,44 $. À la même période l’an dernier, l’entreprise avait perdu 57,2 millions $, ou 40 cents par action.

Une charge de dépréciation de 180,5 millions $ a été comptabilisée à la suite de la vente récente du programme Nectar au détaillant britannique Sainsbury, l’un des partenaires fondateurs du programme en 2002, pour 105 millions $.

De leur côté, les revenus se sont chiffrés à 398,6 millions $ au quatrième trimestre alors qu’ils avaient été de 440,1 millions $ lors de la même période en 2017.

Affaires

La presse écrite réclame un peu d’amour d’Ottawa

Les artisans de la presse écrite, dont l’industrie est en crise depuis quelques années, ont profité de la Saint-Valentin mercredi pour demander un peu d’amour au gouvernement fédéral et à la population en général.

À l’approche du dépôt du budget fédéral, la présidente de la Fédération nationale des communications (FNC-CSN), Pascale St-Onge, s’est rendue à Ottawa pour y présenter la lettre réclamant un soutien urgent pour la presse écrite préparée par plusieurs personnalités publiques et organismes en novembre dernier et signée depuis par environ 7000 Québécois.