Affaires

SQDC : la CSN vise l’ensemble du réseau

Le Syndicat des employés de magasin et de bureau de la Société des alcools du Québec, affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), souhaite représenter tous les travailleurs de la Société québécoise du cannabis (SQDC).

Jeudi, après avoir compilé les cartes d’adhésion signées par les employés de la SQDC, le syndicat a déposé une requête en accréditation provinciale au Tribunal administratif du travail visant l’ensemble des succursales.

«Le premier objectif a été atteint avec la création de la SQDC», mentionne dans un communiqué Jacques Létourneau, président de la CSN. «Nous mettrons maintenant tout notre poids et toute notre expertise au service de ce nouveau syndicat afin que ces travailleuses et ces travailleurs voient des améliorations dans leur quotidien au travail», poursuit-il, estimant que le rapport de forces en faveur des salariés doit être à l’échelle nationale afin d’obtenir les meilleures conditions de travail.

Pour les prochains jours, le syndicat indique qu’il va poursuivre ses démarches sur le terrain auprès des travailleurs.

La CSN n’est pas la seule centrale syndicale dans la course, le syndicat des Travailleurs et des Travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC), affilié à la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), a également déposé quatre requêtes en accréditation au Tribunal administratif du travail au cours des derniers jours. Pour les succursales de Sainte-Foy, de Mirabel, de Rosemont et de Rimouski.

Au tribunal de trancher

Des responsables du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) ont aussi sollicité des employés depuis l’ouverture des nouveaux magasins.

Ce sera au Tribunal administratif du travail de trancher pour l’organisation qui obtiendra le certificat d’accréditation. 

Mercredi, douze succursales de la SQDC ont ouvert leurs portes au Québec.

Mercredi, 12 succursales de la SQDC ont ouvert leurs portes à travers la province. On compte entre 15 et 20 travailleurs par point de vente. À terme, la nouvelle société d’État pourrait compter entre 2250 et 3000 employés.

Actuellement, les conseillers de la SQDC reçoivent un salaire de 14 $ de l’heure. Une progression salariale est prévue après 1040 heures travaillées. 

Si on regarde du côté de la SAQ, selon la dernière convention collective des employés, en 2016, un conseiller-vendeur débutait à 19,33 $ l’heure et un conseiller en vin à 21,70 $.

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BAISSE DES COMMANDES EN LIGNE

L’engouement en ligne pour les produits de la Société québécoise du cannabis (SQDC) a nettement diminué pour la deuxième journée d’opération. L’achalandage en magasin a toutefois grimpé. 

Selon des données de la direction, 8500 commandes en ligne ont été réalisées, jeudi, et 13 800 en magasin pour un total de 22 300. 

Mercredi, la SQDC avait procédé à 42 500 transactions, dont 30 000 à partir de son site Web. Plusieurs articles ne sont plus disponibles sur le Web et en magasin.

Affaires

Risque de grève à Postes Canada dès lundi

MONTRÉAL — Le compte à rebours est enclenché en vue du déclenchement possible d’une grève à Postes Canada, dans la nuit de dimanche à lundi.

Vendredi, les deux parties ont affirmé à La Presse canadienne être toujours disponibles pour négocier, et tout le week-end s’il le faut, en présence du médiateur.

Affaires

Main-d'oeuvre: Diane Lemieux interpelle les employeurs

MONTRÉAL — Les entrepreneurs devront faire preuve de plus d’ouverture pour contrer la rareté de main-d’œuvre dans l’industrie de la construction.

C’est le message qu’a livré la présidente-directrice générale de la Commission de la construction du Québec, Diane Lemieux, aux membres de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ), réunis en congrès à Montréal, vendredi.

Ceux-ci devront faire un effort de recrutement dans les groupes qui sont sous-représentés au sein de la force de travail de l’industrie.

« Il faut donc, parmi les solutions — et je dirais que c’est une des solutions qui est le plus à portée de main pour l’industrie — inclure des femmes, des minorités, des nouveaux arrivants, des Autochtones. Nous avons là un bassin potentiel de main-d’œuvre qui peut intégrer la construction », a-t-elle avancé.

Mme Lemieux a noté que la rareté de la main-d’œuvre est désormais « le sujet du jour », ajoutant que la CCQ a entamé un travail de recherche pour le documenter et doit en livrer les conclusions dans une semaine.

L’industrie prise de court

Elle reconnaît, toutefois, que l’industrie a été prise de court puisqu’elle est « passée en peu de temps d’un contexte de main-d’œuvre abondante et disponible à un contexte de main-d’œuvre rare et fortement sollicitée ».

La situation est d’autant plus préoccupante qu’elle survient « à un moment où l’activité économique est très élevée dans l’industrie », a-t-elle fait valoir, invoquant des hausses de 13 % du nombre de travailleurs actifs au premier semestre de 2018 comparativement à la même période de l’année précédente et de 30 % du nombre de mises en chantier.

Une des causes de cette rareté était toutefois fort prévisible, soit le vieillissement d’une main-d’œuvre qui quitte massivement vers la retraite, un phénomène qui échappe à toute intervention en soi.

Un autre élément, toutefois, est attribuable au fait que la rareté touche plusieurs secteurs et l’industrie de la construction voit désormais ses travailleurs sollicités et maraudés par d’autres secteurs en périphérie de la construction où leur expertise est précieuse.

Les jeunes boudent la formation

En contrepartie, Mme Lemieux n’a pas caché son inquiétude face à une autre cause de rareté, soit que l’industrie est « en train d’épuiser le bassin traditionnel d’embauche, notamment de nouveaux travailleurs ».

La CCQ et le ministère de l’Éducation notent en effet une baisse marquée des inscriptions pour les diplômes d’études professionnelles dans les métiers de la construction, et ce, dans tout le réseau des centres de formation professionnelle à travers la province.

Diane Lemieux revient donc à sa prémisse initiale, soit de se tourner vers les femmes, les minorités, les immigrants et les Autochtones, une solution qui repose sur « l’ouverture de l’industrie ».

Elle a souligné qu’il y a actuellement 3000 femmes actives dans l’industrie, ce qui est encore loin des 3 % qu’elle visait pour 2018 — objectif qui ne sera vraisemblablement pas atteint — et que seulement 10 % des entreprises embauchent des femmes, ce qui est peu.

Affaires

Rogers surpasse les attentes grâce au sans-fil

TORONTO — La division de la téléphonie sans fil de Rogers Communications a enregistré de solides résultats pour le troisième trimestre, permettant au géant des télécommunications de surpasser les attentes des analystes et de réviser à la hausse ses perspectives pour l’exercice.

Les revenus du sans-fil ont grimpé de 5 % alors que le taux de désabonnement, une mesure de la fidélisation de la clientèle, était le meilleur des dix dernières années, a souligné vendredi le chef de la direction de Rogers, Joe Natale, lors d’une conférence téléphonique.

«En ce qui concerne le sans-fil, nous avons livré un autre solide trimestre. Nous avons continué à réduire le taux de désabonnement des services postpayés, en obtenant le meilleur taux de désabonnement pour un troisième trimestre depuis 2009.»

L’amélioration de la situation financière a permis à la société d’augmenter sa prévision de croissance pour le bénéfice ajusté avant impôts et autres charges de deux points de pourcentage, pour la situer entre 7 % et 9 %.

Les revenus de la câblodistribution ont augmenté de 1 % ce trimestre, mais la société prévoit une croissance future avec son nouveau système Ignite TV, introduit au cours du trimestre.

Le passage au service de télévision basé sur internet, qui se déroule «à un rythme raisonnable», a estimé M. Natale, force la société à envisager la fin éventuelle de ses produits de télévision conventionnelle, pour réduire ses coûts et accroître sa simplicité.

«À un moment donné, dans l’avenir, vous nous verrez arrêter de vendre des services de télévision traditionnels et ensuite vraiment soutenir les efforts pour (profiter de l’efficience) de cette décision», a-t-il affirmé.

Les coûts d’installation à eux seuls permettraient de réaliser des économies substantielles, le câble conventionnel coûtant environ 1100 $ pour une installation complète, comparativement à 400 $ et potentiellement moins pour les services internet, a précisé M. Natale.

Les coûts de service seraient également inférieurs à l’avenir, et compteraient moins de systèmes, a-t-il ajouté.

«Le fait d’avoir des décodeurs de télévision de diverses époques et différentes passerelles domestiques crée une complexité accrue sur le terrain pour notre personnel.»

Le nouveau service, qui permet aux clients de naviguer sur Netflix et YouTube, ainsi que sur les chaînes câblées à partir d’une source unique, permettra également d’accroître les revenus par compte en raison du temps passer à utiliser le service.

«Les clients ont plus de facilité à trouver du contenu et à naviguer dans le contenu. Nous pensons donc qu’ils passent plus de temps à le consommer», a observé M. Natale.

«Nous continuerons à trouver d’autres moyens de conditionner et de commercialiser du contenu en un temps record, ce qui, à notre avis, contribuera également à la rentabilité de l’entreprise.»

Dans l’ensemble, le bénéfice net de Rogers a augmenté de 17 %, pour atteindre 594 millions $ pour le trimestre clos le 30 septembre, par rapport au même trimestre un an plus tôt.

Le bénéfice par action du groupe de télécommunications a atteint 1,15 $, contre 98 cents par action l’an dernier.

Le bénéfice net ajusté, qui exclut les éléments non récurrents, a atteint 625 millions $, soit 1,21 $ par action, dépassant ainsi les attentes des analystes. Ces derniers visaient un profit ajusté de 601 millions $, soit 1,17 $ par action, selon les prévisions recueillies par Thomson Reuters Eikon.

Les revenus d’ensemble ont augmenté de trois pour cent pour atteindre 3,77 milliards $, grâce aux gains du sans-fil. Les revenus des médias ont diminué de cinq pour cent en raison de la baisse des revenus de l’équipe de baseball des Blue Jays de Toronto.