Affaires

Lowe’s Canada aura 6350 postes à combler au printemps prochain

BOUCHERVILLE - Lowe’s Canada annonce qu’il souhaite combler plus de 6350 postes saisonniers à temps partiel et à temps plein ce printemps dans ses magasins de presque toutes les régions du Canada.

Dans un communiqué publié mercredi, le géant américain de la quincaillerie précise que ces postes s’ajoutent aux quelque 150 postes présentement en recrutement découlant de l’achèvement de la consolidation des opérations de Lowe’s Canada au siège social de Boucherville, en Montérégie.

En Ontario, 2650 emplois seront offerts, comparativement à 1950 au Québec et un peu plus de 1600 dans les quatre provinces de l’Ouest. Une trentaine de postes seront à combler en Nouvelle-Écosse et une dizaine d’autres au Nouveau-Brunswick.

Lowe’s Canada tiendra une journée nationale d’embauche le 23 février prochain dans ses 67 magasins Lowe’s, dans ses près de 200 magasins corporatifs RONA et dans ses 22 magasins Réno-Dépôt partout au Canada. Les équipes de direction seront sur place pour recueillir les curriculums vitæ et rencontrer les candidats. Certains marchands indépendants affiliés aux enseignes RONA et Ace tiendront leur propre journée carrière.

Les emplois à combler incluent notamment des postes de gérants de département, de préposés au service à la clientèle, de caissiers, de manutentionnaires, de conducteurs de camion-grue et de conseillers en vente.

La majorité des emplois saisonniers débuteront en avril prochain.

Affaires

A220: lancement des travaux de la chaîne américaine d’assemblage

MONTRÉAL — Depuis qu’Airbus s’est posé en Alabama, il y a quatre ans, le géant européen n’a pas eu à s’asseoir avec les syndicats, ce que souhaite changer l’Association internationale des machinistes et des travailleurs de l’aérospatiale (AIMTA).

Alors que le début des travaux de la chaîne d’assemblage américaine des avions A220 - nés de la C Series de Bombardier - a été souligné, mercredi, à Mobile, le syndicat a rappelé qu’il comptait poursuivre ses efforts de recrutement.

«Ce n’est pas une cachette, a expliqué le coordonnateur québécois de l’AIMTA, David Chartrand, au cours d’un entretien téléphonique. Notre syndicat a des recruteurs dans le sud des États-Unis. Ils vont continuer.»

À terme, plus de 400 personnes vont s’affairer à assembler des avions destinés aux clients américains de l’A220 - Delta Air Lines, JetBlue et Moxy. Cette chaîne d’assemblage se trouvera sur le terrain d’Airbus, qui a inauguré, en 2015, une chaîne pour les appareils de sa famille A320.

Contrairement à d’autres endroits en Europe, le site d’Airbus à Mobile n’est pas syndiqué, puisque l’Alabama se trouve dans une région des États-Unis où des lois permettent aux travailleurs de ne pas s’affilier à un syndicat implanté dans leur lieu de travail.

«L’AIMTA est un syndicat international, a rappelé M. Chartrand. Même avant l’arrivée de l’A220, nous avions des gens sur le terrain ayant effectué du recrutement.»

En 2015, le syndicat avait notamment ouvert des bureaux à Mobile afin d’informer et tenter d’attirer des travailleurs de l’entreprise potentiellement intéressés à joindre ses rangs.

Les machinistes sont bien connus au Québec, puisqu’ils sont très présents dans le secteur de l’aéronautique, représentant quelque 4500 salariés de Bombardier et de la Société en commandite Avions CSeries. Aux installations de Mirabel, où se trouve la principale ligne d’assemblage du A220, les salaires annuels oscillent entre 50 000 $ et 80 000 $, a indiqué M. Chartrand.

Dans le sud des États-Unis, l’AIMTA a réussi à marquer des points l’an dernier en déposant une requête en accréditation pour un groupe de mécaniciens oeuvrant chez Boeing. Le dossier se trouve toutefois devant les tribunaux.

Les syndicats ont toutefois le droit d’exister à Mobile, a rappelé le président de la chambre de commerce de la région, Bill Sisson, au cours d’une entrevue téléphonique accordée à La Presse canadienne il y a quelque mois.

«Par exemple, les travailleurs du port sont syndiqués, a-t-il dit. À ma connaissance, il n’y a pas eu de grève là-bas depuis le début des années 1980. Les relations de travail sont paisibles.»

La chaîne de montage américaine de l’A220 devrait coûter environ 300 millions $ US à construire, un montant qui viendra des coffres de Bombardier.

Cette somme fait partie des 925 millions $ US qui pourraient être injectés par l’avionneur québécois d’ici la fin de 2021 en vertu du partenariat ayant permis au géant européen de prendre le contrôle de la C Series sans avoir eu à verser un sou.

De plus les autorités locales ainsi que l’État de l’Alabama ont octroyé des aides financières totalisant 16 millions $ US. La production devrait débuter au troisième trimestre, même si la construction n’est pas complétée, afin de procéder aux premières livraisons en 2020.

Dans des documents transmis aux médias, le géant de Toulouse a réitéré qu’il y aurait des retombées économiques pour le Québec générées par cette chaîne de fabrication américaine.

Selon les estimations d’Airbus, lorsque les sites de Mirabel - 10 appareils par mois - et de Mobile - quatre avions par mois - tourneront à plein régime, les fournisseurs du Québec de l’A220 devraient toucher mensuellement des revenus de 400 millions $.

L’A220 compte 537 commandes fermes en provenance de 19 clients.

Affaires

GM réaffirme son plan pour Oshawa après des rencontres avec les gouvernements

TORONTO - General Motors a réaffirmé son intention de fermer l’usine d’assemblage d’Oshawa lors de rencontres avec les gouvernements ontarien et fédéral, a indiqué mardi le constructeur automobile.

La chef de la direction de la société, Mary Barra, a rencontré lundi le ministre fédéral du Développement économique, Navdeep Bains, en marge du salon de l’automobile de Detroit, et des dirigeants du constructeur ont rencontré mardi le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford.

GM a indiqué aux deux gouvernements qu’il avait l’intention de rester un important constructeur au Canada avec ses usines d’Ingersoll et de St. Catharines, ainsi que son centre de recherche automobile.

À la fin du mois de novembre, GM a annoncé qu’elle mettrait fin aux activités de l’installation d’Oshawa d’ici la fin de 2019, ce qui entraînera la perte d’environ 2600 emplois syndiqués et de 340 autres emplois.

M. Bains a indiqué dans un communiqué qu’il avait exhorté la société à reconsidérer la fermeture de l’usine d’Oshawa, et qu’il regrettait que sa position n’ait pas changé.

Il a ajouté que le gouvernement fédéral était prêt à jouer un rôle actif dans la recherche d’une solution pour les travailleurs d’Oshawa.

Affaires

Des postiers américains manifestent en solidarité avec leurs collègues canadiens

WASHINGTON - Des postiers américains se sont rassemblés, dans un geste de solidarité, devant l'ambassade du Canada à Washington. Ils manifestent contre la loi spéciale adoptée par Ottawa pour mettre fin à la grève de leurs collègues canadiens.

Des membres du Syndicat américain des travailleurs des postes et de l'Association nationale des facteurs et factrices se trouvaient parmi les manifestants réunis sur Pennsylvania Avenue pour ce qu'ils ont qualifié de manifestation de solidarité avec les travailleurs de Postes Canada.

En novembre dernier, le gouvernement libéral fédéral a adopté une loi obligeant les travailleurs des postes en grève à reprendre leurs fonctions. Il avait aussi nommé un médiateur pour résoudre le conflit de travail entre la société d'État et les membres du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes.

Ces efforts de rapprochement, dirigés par l'ancienne présidente du Conseil canadien des relations industrielles Elizabeth MacPherson, ont échoué en décembre et devraient reprendre plus tard en janvier.

Le processus vise à rédiger un nouveau contrat de travail arbitré qui sera imposé à Postes Canada et à ses 42 000 facteurs urbains et ses 8000 facteurs ruraux et de banlieue.

Lors des grèves rotatives de l'année dernière, Postes Canada avait demandé à ses partenaires étrangers de cesser temporairement les livraisons de courrier au Canada.