La nomination d’Yves Giroux doit être approuvée par le Sénat et la Chambre des communes, comme c’est le cas pour tous les agents indépendants du Parlement.

Yves Giroux nommé directeur parlementaire du budget

Le premier ministre Justin Trudeau a choisi un nouveau directeur parlementaire du budget (DPB) pour succéder à Jean-Denis Fréchette. C’est Yves Giroux, détenteur d’une maîtrise et d’un baccalauréat en économie de l’Université de Montréal, qui a été sélectionné pour occuper le rôle d’agent du Parlement.

Sa nomination a été annoncée dans un communiqué publié mardi matin par le bureau du premier ministre.

Dans cette déclaration, Justin Trudeau explique que la «connaissance du processus budgétaire fédéral» a fait du candidat qu’il a choisi «un expert de premier plan dans ce domaine».

«Je suis certain qu’il fera preuve de rigueur en offrant l’information impartiale et facile à comprendre dont les Parlementaires ont besoin pour prendre des décisions sur l’avenir de notre pays», a-t-il poursuivi.

La nomination d’Yves Giroux doit être approuvée par le Sénat et la Chambre des communes, comme c’est le cas pour tous les agents indépendants du Parlement.

Il a été impossible de confirmer si une motion serait déposée avant la fin des travaux en Chambre. En théorie, les députés plient bagage au plus tard le 22 juin.

Le poste de directeur parlementaire du budget était occupé par Jean-Denis Fréchette depuis le 3 septembre 2013.

Dans un courriel envoyé à La Presse canadienne, mardi, celui-ci a assuré qu’il partait en «très bons termes», alors que son mandat de cinq ans vient à échéance en septembre.

«Je n’ai pas demandé de renouvellement parce que dorénavant, depuis le changement législatif de l’an dernier, les termes sont de sept ans», a expliqué M. Fréchette.

Processus critiqué

Comme il l’a fait pour toutes les nominations d’agents du Parlement effectuées par le gouvernement Trudeau, le Nouveau Parti démocratique (NPD) a de nouveau critiqué le processus de désignation.

«Pour que le processus soit véritablement ouvert, transparent, fondé sur le mérite et non partisan, il est impératif que les partis consultés reçoivent l’information nécessaire pour se faire une opinion réfléchie», a réagi mardi le chef parlementaire du parti, Guy Caron.

«Encore une fois, l’échéance était trop serrée pour répondre au premier ministre : sept jours, ça ne suffit pas pour faire un examen adéquat des nominations proposées», a-t-il précisé dans une déclaration écrite transmise par le parti.

Au Parti conservateur, on n’a pas offert de réaction à la sélection libérale.

Le DPB a pour mandat de produire des analyses indépendantes sur le budget fédéral, les budgets des dépenses et tout enjeu lié à l’état des finances ou à l’économie du pays.

Il peut aussi, si un comité le lui demande, se pencher sur les coûts de certaines mesures fédérales.