La première ministre britannique Theresa May et le président américain Donald Trump s'étaient rencontrés à Taormine, en Italie, le 26 mai dernier, lors du'une rencontre des leaders du G7.

Washington et Londres négocient un accord commercial majeur

Donald Trump a affirmé mardi que les États-Unis s'apprêtaient à signer un accord commercial « majeur » avec le Royaume-Uni, égratignant au passage l'Union européenne en l'accusant d'être « protectionniste ».
« Nous travaillons à un accord commercial majeur avec le Royaume-Uni. Pourrait être très important et prometteur. DES EMPLOIS ! L'Union européenne est très protectionniste avec les USA. STOP ! », a écrit le président américain dans un tweet.
Le secrétaire britannique au Commerce international, Liam Fox, se trouve actuellement à Washington où il a prononcé un discours sur les relations commerciales avec les États-Unis dans le cadre du Brexit. Il a notamment rencontré le représentant spécial au commerce extérieur américain (USTR) Robert Lighthizer pour une séance de travail.
En marge du G20 début juillet à Hambourg en Allemagne, M. Trump avait indiqué que les États-Unis concluraient « très, très rapidement » un accord commercial avec le Royaume-Uni.
Le président républicain avait rencontré la première ministre britannique Theresa May et assuré qu'un « très, très gros accord, considérable et très bon pour les deux pays » était en route.
En théorie, Londres ne peut conclure d'accords commerciaux avec des pays tiers tant qu'elle n'est pas sortie de l'Union européenne, dans le cadre des négociations sur le Brexit censées s'achever en 2019.
Au cours de rencontres avec l'équivalent américain du ministre du Commerce extérieur, la délégation britannique a d'abord évoqué comment établir « la continuité commerciale » entre les deux pays une fois que les Britanniques auront quitté l'UE.
Les États-Unis absorbent 16 % des exportations britanniques, mais l'UE représente presque trois fois plus (44 %).
Les échanges entre les deux pays pèsent environ 230 milliards de dollars, selon l'USTR, et les États-Unis affirment être le premier investisseur sur le sol britannique. De janvier à mai, les échanges se sont traduits par un léger excédent de 850 millions de dollars au profit des États-Unis pour les seules marchandises.
Mais au-delà de la « continuité commerciale », les deux pays entendent « poser les fondations d'une future relation commerciale une fois que le Royaume-Uni aura quitté l'UE », a indiqué l'USTR à l'issue des travaux conduits par les deux délégations.
Il n'a pas été indiqué sur quelle base ou quels produits porterait ce nouvel accord commercial qui est toutefois qualifié par le responsable britannique d'« ambitieux accord de libre-échange ».