L’impact du coronavirus s’est à nouveau fait sentir à Wall Street, mercredi.

Wall Street replonge en raison du coronavirus

NEW YORK — La Bourse new-yorkaise a connu une nouvelle dégringolade mercredi, qui a mis fin à la plus longue période sans crise majeure à Wall Street qui durait depuis plus d’une décennie, dans un marché toujours en proie à l’affolement face au coronavirus.

Le Dow Jones Industrial Average s’est effondré de 5,86 %, chutant de plus de 20 % par rapport à son dernier record atteint en février.

L’indice vedette de Wall Street est ainsi entré en bear market, en référence à l’ours qui symbolise un marché déprimé. Cela ne lui était plus arrivé depuis 2009, en pleine crise financière.

Le Dow Jones a notamment été plombé par le plongeon de Boeing, dont l’action a dégringolé de plus de 18 %.

Le Nasdaq a, lui, chuté de 4,70 % et l’indice élargi S&P 500 de 4,89 %.

En pleine crise du coronavirus, la place new-yorkaise s’est alarmée de la décision de l’OMS de qualifier mercredi de « pandémie » la pneumonie virale, qui a déjà contaminé plus de 110 000 personnes dans le monde.

Selon Maris Ogg, de Tower Bridge Advisors, cela indique « que le pire est peut-être encore à venir ».

« Cela va prendre un peu de temps avant que le marché ne surmonte la panique », ajoute Mme Hogg.

Pour répondre aux conséquences du coronavirus, l’administration Trump a prévu de présenter des mesures de soutien économique. 

Donald Trump a notamment laissé flotter mardi l’idée d’une suppression des charges et cotisations sociales jusqu’à la fin de l’année.

Les interventions des banques centrales étaient aussi particulièrement scrutées par les acteurs du marché, notamment après la baisse surprise de 50 points de base de ses taux directeurs par la Banque d’Angleterre.

La Banque centrale européenne  se réunit jeudi et la Réserve Fédérale la semaine prochaine, les acteurs du marché s’attendant à une nouvelle baisse des taux américains après celle surprise du
mardi 3 mars.

La Fed a par ailleurs annoncé qu’elle allait de nouveau augmenter les montants qu’elle injecte dans le marché monétaire pour les porter à au moins 175 milliards $ quotidiens, à partir de jeudi.