Le chef de la direction de la Banque Scotia croit qu'une récession est peu probable à court terme.

Vent d'optimisme à la Banque Scotia

La Banque Scotia s’attend à une solide performance de son secteur bancaire canadien l’an prochain, grâce à une meilleure contribution des services aux entreprises, des cartes de crédit et de la croissance du service numérique Tangerine.

Les activités nationales de la banque devraient représenter entre 30% et 40% des profits totaux de la banque en 2020, tandis que les opérations internationales devraient contribuer à hauteur de 25% à 30%. La contribution des services bancaires et des marchés mondiaux devrait quant à elle se situer entre 15% et 20%, et celle de la gestion de patrimoine mondiale devrait être d’environ 15%.

«Au Canada, l’activité économique reste vigoureuse compte tenu de la forte croissance démographique alimentée par l’immigration, d’une robuste croissance de l’emploi et des salaires, d’une politique monétaire accommodante, d’un marché du logement solidifié et d’un bon niveau de confiance des entreprises et des consommateurs», a observé mardi le chef de la direction, Brian Porter, lors d’une conférence téléphonique pour discuter des résultats du quatrième trimestre.

«Nous continuons de croire qu’une récession est peu probable ici au Canada ou aux États-Unis à court terme.»

La banque prévoit une modeste amélioration de la croissance mondiale en 2020, malgré les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine. Elle s’attend néanmoins à un léger ralentissement de la croissance aux États-Unis, avec l’amoindrissement de l’impact des baisses d’impôts de 2018 et les incertitudes commerciales qui pèsent sur l’économie, malgré la confiance résiliente des consommateurs.

La Banque Scotia a souligné que la concurrence sur le marché des cartes de crédit devrait s’intensifier lorsqu’Air Canada relancera son programme de fidélisation Aéroplan, le printemps prochain.