Le Conseil du travail d’Ottawa a annoncé le lancement d’une ligne téléphonique dédiée aux travailleurs qui souhaitent signaler des cas où des employeurs réduisent les avantages sociaux de leurs employés pour contrebalancer la hausse du salaire minimum en Ontario.

Une ligne pour dénoncer les employeurs

Le Conseil du travail d’Ottawa a annoncé vendredi le lancement d’une ligne téléphonique dédiée aux travailleurs qui souhaitent signaler des cas où des employeurs réduisent les avantages sociaux de leurs employés strictement pour contrebalancer les coûts liés à la hausse du salaire minimum en Ontario.

Par exemple, un employeur pourrait procéder à une diminution du nombre d’heures de travail, des pauses ou de tout autre bénéfice d’un employé à la suite des modifications apportées par le gouvernement à la Loi sur les normes d’emploi et à la Loi sur les relations de travail.

Les travailleurs de la capitale sont invités par l’organisation syndicale à composer le 613 233-1251 ou à écrire un courriel à l’adresse minwagebully@ottawalabour.org afin de dénoncer de telles situations en toute confidentialité. 

« Punir les travailleurs en leur enlevant des pauses et en réduisant d’autres avantages en prétendant que ces actions sont prises en raison d’une augmentation du salaire minimum est tout simplement injuste », indique le président du Conseil du travail, Sean McKenny, ne niant pas que le tout nécessitera une période d’adaptation pour les employeurs.

Le syndicat compte vérifier les informations qui lui seront fournies dans les semaines à venir et dévoiler publiquement le nom des entreprises qui adopteront de telles pratiques. 

Cette stratégie est annoncée 24 heures après que la première ministre Kathleen Wynne ait accusé les enfants des cofondateurs de Tim Hortons d’intimider des employés ontariens de la chaîne de cafés en diminuant leurs avantages sociaux face à l’augmentation du salaire minimum dans la province. Celui-ci est passé de 11,60$ à 14$ l’heure le 1er janvier, puis sera augmenté à 15$ en 2019. 

Elle a affirmé que si l’employeur était opposé à la décision de son gouvernement de hausser le salaire minimum, il aurait dû s’en prendre à elle, et non aux travailleurs. Selon elle, de tels agissements ressemblent à de l’intimidation et il est injuste d’agir ainsi avec des gens qui peinent à joindre les deux bouts. 

« Nous ne sommes pas en désaccord avec son utilisation du terme intimidateur pour définir ce type d’approche d’un propriétaire ou d’un employeur », a d’ailleurs mentionné M. McKenny. 

Le Conseil du travail d’Ottawa représente 90 sections locales dans lesquelles œuvrent plus de 50 000 personnes dans la capitale nationale.