Les installations gatinoises de l’entreprise Papiers White Birch, situées dans le secteur Masson-Angers, cesseront de nouveau leurs activités, cette fois pour une période de trois semaines, à compter de ce vendredi 28 août.
Les installations gatinoises de l’entreprise Papiers White Birch, situées dans le secteur Masson-Angers, cesseront de nouveau leurs activités, cette fois pour une période de trois semaines, à compter de ce vendredi 28 août.

Une autre fermeture temporaire pour Papier Masson

Benoit Sabourin
Benoit Sabourin
Le Droit
Les installations gatinoises de l’entreprise Papiers White Birch, situées dans le secteur Masson-Angers, cesseront de nouveau leurs activités, cette fois pour une période de trois semaines, à compter de ce vendredi 28 août.

Les 130 employés syndiqués de l’usine Papier Masson, dont la production avait été stoppée du 26 juin au 3 août, se retrouveront une fois plus sans travail sur une base temporaire, une situation qui est devenue presque la norme depuis juin 2019.

Aux prises avec des surplus d’inventaires, la papetière avait également fermé ses cheminées du 8 au 25 mai dernier, rappelons-le.

En juin, la direction de l’entreprise avait expliqué sa décision de suspendre ses opérations par «l’incertitude des marchés mondiaux provoquée par la pandémie de COVID-19».

«La situation exceptionnelle que nous traversons entraîne son lot de répercussions dans notre marché et nous contraint à suspendre notre production, le temps que l’offre et la demande se stabilisent», avait expliqué la direction de l’usine, dans un communiqué acheminé aux médias le 10 juin.

Le directeur des ressources humaines chez Papier Masson, Hervé Morissette, n’avait pas retourné l’appel du Droit, en fin d’après-midi lundi.

Le président de la section locale 11 du syndicat Unifor, Yves Chénier, a indiqué au Droit que cette nouvelle fermeture temporaire des installations n’était pas une surprise pour les employés. Il s’agit d’une autre nouvelle difficile à encaisser pour les travailleurs, mais selon les projections et les carnets des commandes, la situation devrait revenir à la normale à compter de l’automne, espère le représentant syndical.

«Oui, on fait encore un arrêt, mais on pense que ça pourrait possiblement être le dernier parce que les prévisions nous donnent espoir que le marché va reprendre assez de vigueur pour que nous n’ayons plus besoin d’arrêter notre production. Ce qu’on nous dit, c’est qu’on a récupéré 80% de nos commandes nord-américaines que nous avions avant l’arrivée de la COVID-19. C’est très positif», a commenté M. Chénier.