Certains avancent que ce sont les compagnies étrangères qui bénéficient le plus du crédit d’impôt du jeu vidéo, qui est offert depuis 1996.

Un lobbyiste pour l’Alliance numérique

Au moment où certains aspects de l’aide gouvernementale accordée aux entreprises du secteur multimédia sont remis en question, l’Alliance numérique a retenu les services d’un lobbyiste pour assurer le maintien des mesures dont ses membres bénéficient.

Étienne Gosselin, de Ryan Affaires publiques, a récemment ajouté un mandat à son inscription au Registre des lobbyistes, notamment afin d’effectuer des représentations auprès du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation ainsi que du ministère des Finances.

« L’objectif visé est le maintien de mesures de soutien concurrentielles comme le crédit d’impôt pour la production de titre multimédia (CTMM) ainsi que le programme de développement de la propriété intellectuelle dans le secteur du jeu vidéo », peut-on lire.

Les représentations, qui s’effectueront notamment auprès du ministère de l’Économie, des Sciences et de l’Innovation ainsi que du ministère des Finances, visent également à mousser les retombées économiques de cette industrie représentant quelque 10 000 emplois directs et indirects.

Il n’a pas été possible de parler à l’Alliance numérique, mais par courriel, le regroupement a expliqué avoir retenu les services de M. Gosselin en raison de la petite taille de son effectif.

Offert depuis 1996, le crédit d’impôt pour la production de titres multimédia – pouvant couvrir 37,5 % des dépenses salariales admissibles – a notamment incité des multinationales étrangères comme Ubisoft et Warner Bros à s’établir au Québec.

Au cours des derniers mois, cette mesure a fait l’objet de critiques de la part de certains membres du Québec inc., notamment du président et chef de la direction de Stingray, Eric Boyko, et, plus récemment, du grand patron de l’Industrielle Alliance, Yvon Charest.

Alors que la main-d’œuvre qualifiée se fait rare, M. Boyko déplore que des sociétés étrangères puissent profiter de ces mesures pour recruter des ingénieurs informatiques et d’autres travailleurs spécialisés dans les technologies de l’information, qui sont aussi convoités par des sociétés comme Stingray.