Tyto Robotics, fondée par Dominic Robillard et Charles Blouin, a reçu une aide financière de 220 800 $ des gouvernements du Québec et du Canada.

Tyto Robotics reçoit un coup de pouce financier

Fondée en 2014, Tyto Robotics se démarque à l'international dans l'industrie des drones et autres objets téléguidés.
L'entreprise gatinoise fait sa place grâce à ses produits qui aident les entreprises à développer leurs drones. Une de leurs plus récentes innovations permet de calculer au millimètre près les déplacements d'un drone. Combiné à un logiciel qui compile les données sur ces déplacements, ce petit appareil baptisé l'Otus Tracker  aide les entreprises à perfectionner la précision des mouvements et des commandes envoyées aux objets téléguidés.
L'Otus Tracker  aide aussi les développeurs à améliorer la stabilité d'un drone, explique le président de Tyto Robotics, Charles Blouin. Éventuellement, les données recueillies par ce capteur de mouvements - et le logiciel qui l'accompagne - pourraient contribuer à de véritables révolutions comme l'emploi de drones automatisés dans des entrepôts commerciaux.
« Pour en arriver là, ça demande de savoir où le drone se situe exactement. On peut imaginer un jour des dizaines de drones qui travaillent ensemble pour l'automatisation des processus. »
Lundi matin, Tyto Robotics accueillait des membres des médias de la région, ainsi que des élus provinciaux et fédéraux pour l'annonce d'une aide financière de 220 800 $ des gouvernements du Québec et du Canada. Une aide qui permettra à l'entreprise de poursuivre sa mise en marché et son marketing afin de trouver de nouveaux clients, surtout aux États-Unis et en Europe.
Grâce à ces fonds, Tyto Robotics a pu développer un nouveau site web en plus de se rendre dans deux salons spécialisés où plusieurs clients potentiels se trouvaient.
Lors de la visite, les dirigeants de cette PME qui embauche cinq employés à temps plein ont présenté un autre de leurs produits qui permet de calculer les différentes caractéristiques d'une hélice et de son moteur.
Une société qui développe un nouveau prototype de drones peut ainsi tester, par exemple, combien d'énergie consomme son hélice et, au besoin, améliorer son design afin qu'elle soit moins énergivore.
Les dirigeants de Tyto Robotics ne cachent pas leur souhait de développer une machine semblable, mais plus puissante afin de pouvoir tester de plus grandes hélices. L'entreprise aurait déjà reçu des demandes à cet effet.
En attendant, la compagnie gatinoise poursuit son développement.