Twitter a engrangé un bénéfice de 61 millions $ US au premier trimestre.

Twitter continue d'être rentable et croît à l'étranger

SAN FRANCISCO — Alimenté par une solide croissance à l’étranger, le réseau social Twitter a dégagé un bénéfice pour le premier trimestre de son exercice. Il ne s’agit que du deuxième profit trimestriel de l’entreprise, qui avait terminé en force l’exercice précédent.

Pour le trimestre clos le 31 mars, Twitter a engrangé un bénéfice de 61 millions $ US, soit 8 cents US par action. Un an plus tôt, l’entreprise de San Francisco avait perdu 61,6 millions $ US, ou 9 cents US par action.

En excluant certains éléments, le bénéfice de Twitter a atteint 16 cents US par action. Les analystes attendaient un bénéfice ajusté par action de 12 cents US, selon les prévisions recueillies par Zacks Investment Research.

Les revenus ont progressé à 664,9 millions $ US, comparativement à ceux de 548,3 millions $ réalisés un an plus tôt, stimulés par un bond de 53 % des revenus internationaux. Le chiffre d’affaires du plus récent trimestre a largement surpassé les attentes de 609,9 millions $ US des analystes.

Les utilisateurs actifs quotidiens du réseau de Twitter ont progressé de 10 % au plus récent trimestre, mais cette croissance était inférieure à celle de 12 % du quatrième trimestre et de 14 % du premier trimestre de l’an dernier. Le nombre d’utilisateurs mensuels moyen s’est établi à 336 millions au cours du trimestre, un chiffre en hausse par rapport à celui de 330 millions au trimestre précédent et de 319 millions d’il y a un an.

Mais Twitter doit toujours composer avec des problèmes importants. Il éprouve de la difficulté à attirer de nouveaux abonnés, malgré l’attention que lui apportent les messages enflammés du président américain Donald Trump, qui sont largement médiatisés. Une partie du problème réside dans le fait que n’importe qui peut lire les interventions du président sans s’abonner au réseau. Conséquemment, la base d’abonnés de Twitter fait pâle figure comparativement à celle de Facebook et du service Instagram, une propriété de Facebook.

Twitter éprouve aussi des difficultés à gérer les commentaires à caractère haineux ou abusif de certains utilisateurs, les faux comptes et les efforts d’agents russes pour propager de fausses nouvelles sur son réseau.