Le député du Bloc québécois Xavier Barsalou-Duval a récemment déposé une plainte auprès du commissaire aux langues officielles parce qu’il n’existe pas de traduction en français du contrat d’achat de l’oléoduc Transmountain

Trans Mountain: le contrat d’achat de l’oléoduc sera traduit en français

Le gouvernement fédéral traduira finalement le contrat d’achat de l’oléoduc Trans Mountain qui est, pour l’instant, uniquement disponible en anglais.

«Il est primordial pour notre gouvernement que les Canadiens aient accès aux documents d’intérêt public dans les deux langues officielles, a indiqué l’attaché de presse du ministre des Finances, Pierre-Olivier Herbert. Nous nous engageons à rendre la traduction disponible le plus rapidement possible.»

Le député du Bloc québécois Xavier Barsalou-Duval a récemment déposé une plainte auprès du commissaire aux langues officielles parce qu’il n’existe pas de traduction en français de ce contrat même si le gouvernement fédéral a l’obligation d’en produire une. Le député a également écrit au ministre Bill Morneau pour lui demander de corriger la situation.

«On parle quand même de 4,5 milliards $, c’est une très grosse somme, a souligné M. Barsalou-Duval en entrevue. Je pense que les francophones sont aussi en droit que les anglophones d’être capables de lire le contrat, d’être informés sur ce qui se passe.»

La décision du gouvernement Trudeau d’acheter l’oléoduc avait soulevé la controverse lorsqu’elle avait été annoncée en mai. Le contrat signé par le ministre des Finances, Bill Morneau, et la société Kinder Morgan est disponible en ligne depuis le 1er juin par l’entremise de l’Alberta Securities Commission, l’équivalent albertain de l’Autorité des marchés financiers. Les trois parties du document déposé par la société Kinder Morgan sont toutes rédigées en anglais.

M. Barsalou-Duval fait valoir qu’en vertu de la Politique sur les marchés, les obligations du gouvernement en matière de langues officielles s’appliquent aussi aux contrats.

«C’est un manque de respect envers les francophones et c’est une démonstration de plus qu’on serait mieux servis dans un Québec indépendant où on n’aurait pas ce genre de problème-là», a-t-il fait valoir.

Le Commissariat aux langues officielles a confirmé lundi avoir reçu cette plainte et être en train d’examiner si elle est recevable.

Le gouvernement fédéral s’est engagé à acheter l’oléoduc qui traverse une partie de l’Alberta et de la Colombie-Britannique moyennant 4,5 milliards $ de fonds publics pour mettre fin à la querelle entre les deux provinces et assurer que l’expansion de cet oléoduc aille de l’avant.