Toys R Us devrait en outre demander, mardi, l’approbation pour céder les succursales au conglomérat torontois Fairfax Financial Holdings.

Toys R Us met fin aux enchères pour ses magasins

TORONTO — Les magasins canadiens de Toys R Us semblent avoir trouvé un filet de sécurité après les revers des activités américaines et britanniques du détaillant de jouets.

D’après des documents déposés lundi à la cour des faillites de Richmond, en Virginie, l’entreprise s’apprêterait à mettre fin aux enchères pour ses 82 magasins canadiens. Toys R Us devrait en outre demander, mardi, l’approbation pour céder les succursales au conglomérat torontois Fairfax Financial Holdings, qui a des intérêts dans l’immobilier, l’assurance et la gestion d’investissements.

Le processus d’enchères avait récemment été lancé avec une soumission-paravent de 300 millions $ US de Fairfax. Des offres concurrentes pouvaient être présentées jusqu’à lundi matin, 10 h, mais les documents juridiques révèlent qu’aucune autre offre n’a été reçue.

L’issue de la proposition de Fairfax devrait mettre fin à l’incertitude entourant l’avenir des boutiques canadiennes. La division canadienne du détaillant s’était placée, en septembre, sous la protection de la cour contre ses créanciers, pendant que les activités américaines se protégeaient de la faillite. Ces décisions, qui étaient alors attribuées à une lourde dette et à la popularité croissante du commerce électronique, avaient été accueillies avec tristesse par les amateurs de jouets et certains investisseurs. Parmi les plus déçus de la tournure des événements se trouvait Isaac Larian, le patron du fabricant de jouets californien MGA Entertainment, propriétaire des marques Little Tikes et L.O.L Surprise !

M. Larian s’était associé à d’autres investisseurs, qu’il a refusé d’identifier, pour racheter les activités canadiennes du détaillant, qui sont exploitées distinctement de celles des États-Unis. Il avait alors qualifié la division canadienne de « bonne affaire ». « Ils l’exploitent avec efficacité, et ont un bon leadership », a-t-il dit.

Lorsque des rumeurs évoquant un rejet de l’offre de M. Larian ont commencé à circuler la semaine dernière, l’homme d’affaires s’est d’abord dit « déçu », mais au fur et à mesure que les détails de l’offre de Fairfax ont émergé, il a semblé changer d’opinion. PC