Sublimation Sport se spécialise dans la confection de chandails pour les sports professionnels et semi-professionnels, ou pour de grandes chaînes commerciales.
Sublimation Sport se spécialise dans la confection de chandails pour les sports professionnels et semi-professionnels, ou pour de grandes chaînes commerciales.

Toujours plus de masques pour Sublimation Sport

Entrepreneur dans l’âme, Éric Gaulin enfile les projets depuis qu’il a 17 ans. De retour du Mexique où il a habité pendant 9 mois, l’homme originaire de Québec s’installe en Outaouais et fonde Sublimation Sport, en 2013. L’entreprise se spécialise dans la confection de chandails pour les sports professionnels et semi-professionnels, ou pour de grandes chaînes commerciales. Elle dessert 1500 magasins en Amérique du Nord.

L’entreprise gatinoise Sublimation Sport est aux premières loges des efforts entrepreneuriaux dans la lutte contre la COVID-19. Son propriétaire, Éric Gaulin, a célébré la fabrication de son 600 000e masque dans le but de freiner la propagation du virus.

En 2017, M. Gaulin acquiert l’entreprise Promotions du Sommet et permet à Sublimation Sport de faire davantage sa place dans la cour des grands. «C’est [Promotions du Sommet] qui confectionnait tous les dossards pour les Jeux olympiques depuis les Jeux de Salt Lake City [en 2002]. J’ai donc eu la chance de faire les dossards des Jeux olympiques de 2018 [à PyeongChang]».

Selon M. Gaulin, il y aurait moins d’une dizaine d’entreprises comme la sienne au Québec et elle est la seule en Outaouais. «En l’espace de sept ans, on est devenus la quatrième entreprise du genre en importance au Canada. On a un département d’impression, un département de transfert, un étage complet de couture, un étage de graphisme. Aussi, on fait beaucoup de professionnels, mais on fait monsieur et madame tout le monde. Ça fait une différence quand une entreprise est versatile.»

Les masques sont d’ailleurs confectionnés entièrement en Outaouais.

Changement de cap

Avant la pandémie, Sublimation Sport voyait déjà grand pour 2020. «On avait des gros développements en branle.» Puis, le virus a frappé d’un coup et est venu chambouler les plans. «Deux jours avant les premières annonces de fermetures de François Legault, on avait plusieurs contrats en processus. En une journée, on a perdu environ 50 000$ de contrat.»

Ne sachant pas comment se dérouleraient les semaines subséquentes, Éric Gaulin a dû mettre ses employés au chômage le temps de se réorienter. «Pendant les quatre jours où mes employés étaient au chômage, je travaillais sur des moyens de se revirer de bord.» L’homme de 42 ans a pris contact avec ses clients et les gouvernements pour savoir s’il y avait des besoins pour de l’équipement, pour des masques. «Je voulais savoir comment je pouvais aider.» Pour Éric Gaulin, se lancer dans la production de masques n’était pas une question de survie, mais un désir d’aider les autres. «On a quand même les reins solides. On savait qu’on serait capable de passer au travers même si on devait fermer pendant une certaine période de temps. Mais je ne pouvais pas rester les bras croisés.» Son appel a rapidement été entendu et la roue s’est mise à tourner. «La deuxième journée seulement on avait 13 000 masques vendus. Jusqu’à maintenant, j’ai 600 000 masques vendus. Ça n’arrête pas de monter, c’est fou! Quand je me promène, je les vois les masques, les dessins. Les gens sont contents de les porter.»

Ses masques sont d’ailleurs confectionnés entièrement en Outaouais. «Le graphisme est fait ici, l’impression est faite ici, c’est coupé, cousu ici. Même le tissu est québécois. C’est important pour nous.» Du total de masques vendus, 45 000 masques ont trouvé preneur dans la région. «On peut vraiment dire qu’on a été encouragés par les gens d’ici.» Sublimation Sport a d’ailleurs acquis la confiance de la Ville de Gatineau afin de lui fournir des masques pour les policiers, les ambulanciers et les pompiers, par exemple.

Résolu à aider encore davantage, Éric Gaulin s’est depuis aussi lancé dans la confection des visières et entamera dans les prochaines semaines la fabrication de blouses pour venir en aide, entre autres, aux CHSLD dans la région de Montréal.

Un souhait pour l’avenir? Que la COVID-19 se termine, mais qu’on ne déconfine pas trop rapidement afin d’éviter la deuxième vague.