Un des franchisés de Tim Hortons a lancé, plus tôt cette année, une demande en action collective en accusant la société mère de la chaîne de cafés, Restaurant Brands International, d'utiliser de façon inappropriée l'argent d'un fonds national de publicité.

Tim Hortons vise le marché espagnol

(Vancouver) Confrontée à une stagnation de ses ventes et au mécontentement d'un groupe de ses franchisés au Canada, la chaîne de cafés Tim Hortons se prépare à procéder à une expansion en Espagne.
Restaurant Brands International (RBI), la société mère de Tim Hortons, a indiqué mercredi avoir signé une entente avec un partenaire de coentreprise pour ouvrir des établissements sur l'un des plus grands marchés de cafés en Europe.
Selon le directeur financier Josh Kobza, l'Espagne représente une occasion d'affaires intrigante pour RBI dans sa quête visant à devenir un joueur dominant dans l'industrie mondiale du café. La chaîne a récemment effectué des percées au Mexique, en Angleterre et aux Philippines.
«Nous nous donnons un gros élan dans nos activités internationales», a expliqué M. Kobza lors d'un entretien.
«Certains de nos autres partenaires potentiels commencent à voir comment la marque de Tims fait écho dans les pays autres que le Canada, autour du monde.»
Cette annonce coïncide avec la publication des plus récents résultats financiers de RBI, qui ont montré que les ventes des cafés Tim Hortons ouverts depuis au moins un an ont retraité pour un deuxième trimestre consécutif.
Ces ventes ont diminué de 0,8% par rapport au même trimestre l'an dernier, notamment en raison d'un recul dans les ventes de pâtisseries et de lunchs, ce qui pourrait signifier que la marque Tim Hortons perd de son attrait dans le pays qui l'a rendue célèbre.
Lors d'une conférence téléphonique portant sur les résultats de l'entreprise, un analyste a demandé si ce déclin était attribuable à la dispute avec certains franchisés de Tim Hortons au Canada et aux États-Unis. Ces derniers reprochent à RBI d'être pingre, de faire grimper leurs dépenses et d'exercer une gestion déficiente - des allégations que l'entreprise a rejetées.
Le chef de la direction, Daniel Schwartz, a dit qu'il ne voulait pas spéculer au sujet de l'impact possible que la dispute avec les franchisés sur les ventes.
Mais pour la Great White North Franchisee Association, un regroupement de franchisés mécontents, ces résultats témoignent des insuccès de l'approche privilégiée par RBI.
«Les résultats ternes dévoilés ce matin ne font que démontrer une fois de plus que RBI doit ajuster ses méthodes dans la gestion des diverses organisations qu'elle supervise», a déclaré dans un communiqué le président de l'association, David Hughes.
Par ailleurs, Tim Hortons a haussé mercredi le prix de certains de ses produits dans certains marchés. Dans un communiqué, la société n'a pas précisé ce qui avait motivé cette hausse, tout en indiquant qu'elle étudiait toujours ses prix.
Pour son deuxième trimestre clos le 30 juin, RBI a affiché un bénéfice net attribuable à ses actionnaires ordinaires de 89,5 millions US, soit 37 cents US par action. Il s'agit d'une légère baisse par rapport au profit de 90,9 millions US, ou 38 cents US par action, engrangé un an plus tôt.
Sur une base ajustée, Restaurant Brands a réalisé un bénéfice de 241,7 millions US, ou 51 cents US par action, comparativement à un profit ajusté de 192,4 millions, ou 41 cents US par action, l'an dernier.
Les revenus ont totalisé 1,13 milliard US, en regard d'un chiffre d'affaires de 1,04 milliard US l'an dernier. Ce gain était attribuable à l'acquisition de la chaîne de restaurants Popeyes.
RBI, dont le siège social se trouve à Oakville, en Ontario, compte plus de 23 000 restaurants à travers le monde. Elle est aussi propriétaire la chaîne de restauration rapide Burger King.