Kathleen Wynne a souligné que la province s'était engagée à aider les PME, mais qu'elle n'avait jamais promis d'éponger complètement les effets de la hausse du salaire minimum.

La baisse d’impôts n’absorbera pas la hausse du salaire minimum

TORONTO — La baisse d'impôts pour les petites et moyennes entreprises de l'Ontario les aidera à absorber la hausse du salaire minimum, mais elle pourrait ne pas suffire, a prévenu la première ministre de la province.

Kathleen Wynne a souligné que la province s'était engagée à aider les PME, mais qu'elle n'avait jamais promis d'éponger complètement les effets de la hausse du salaire minimum.

Elle a ajouté que le gouvernement devrait surveiller de près les impacts de la hausse du salaire minimum pendant son augmentation graduelle.

La province a annoncé dans sa mise à jour économique automnale, mardi, qu'elle baisserait les impôts des petites entreprises. Le taux d'imposition passera de 4,5 pour cent à 3,5 pour cent à compter du 1er janvier 2018.

Le même jour, la province augmentera le salaire minimum de 11 à 14 $ l'heure.

Le gouvernement a l'intention ultimement de hausser le salaire à 15 $ l'heure d'ici le 1er janvier 2019.

La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) croit que cette baisse d'impôt est bienvenue, mais elle juge que ce ne sera pas assez pour contrebalancer les effets qu'aura la hausse du salaire minimum sur les petites entreprises.

Selon une analyse économique du Bureau du directeur de la responsabilité financière - un organisme indépendant qui veille sur l'économie -, plus de 50 000 personnes pourraient perdre leur emploi en raison de l'augmentation du salaire minimum.