Sur la rive ontarienne

L’épicerie 2.0 s’amène dans la capitale

Face au succès obtenu depuis décembre à Toronto, l’entreprise américaine de livraison d’épicerie à domicile Instacart débarque à Ottawa mercredi.

Son service, offert en partenariat avec les bannières Loblaws, Real Canadian Superstore et T&T Supermarket, sera offert à 833 000 portes de la capitale, dans des secteurs tels que le centre-ville, Vanier, Gloucester, la Petite-Italie, Bayshore, Kanata, Nepean, le Vieux-Ottawa Sud, Westboro et Stittsville. 

Les intéressés à faire leurs courses en ligne et se faire livrer leurs achats à la maison le jour même, voire en l’espace d’une heure, n’auront qu’à naviguer sur le site web d’Instacart ou encore télécharger l’application mobile sur leur appareil iPhone ou Android. Lors d’une commande, les clients doivent sélectionner le magasin, bien sûr les produits qu’ils désirent ainsi que le créneau horaire souhaité pour la livraison.

Pour mener à terme ses opérations, l’entreprise fait appel à des « acheteurs ». Ces « acheteurs » s’occupent d’aller faire les emplettes puis de faire la livraison au domicile des clients, moyennant une commission. 

« N’importe qui peut devenir acheteur. Il s’agit souvent de gens à la recherche d’un salaire additionnel, par exemple des retraités, des étudiants ou encore des mères au foyer », indique le directeur des opérations de l’entreprise au Canada, Quentin Servais Laval. Instacart compte en recruter une centaine sur le territoire de la capitale.

Affaires

Salaire minimum: l'Ontario surveille les patrons qui font payer leurs employés

TORONTO — Le gouvernement de l’Ontario promet de sévir contre les entreprises qui tenteraient, illégalement, de réduire les avantages consentis à leurs employés pour compenser la hausse du salaire minimum décrétée dans cette province.

Le salaire minimum est passé de 11,60 $ à 14,00 $ l’heure le 1er janvier, dans le cadre d’une vaste réforme du travail adoptée par le gouvernement libéral de Kathleen Wynne. Cette réforme prévoit aussi une augmentation des vacances payées et du nombre de jours de congé pour «urgence personnelle». Le salaire minimum en Ontario doit passer à 15 $ le 1er janvier 2019.

Les gens d’affaires prévenaient déjà l’an dernier que cette réforme était mise en place trop rapidement, surtout pour les petites et moyennes entreprises. Depuis l’entrée en vigueur de cette réforme, des reportages ont fait état de mesures prises par certaines entreprises pour compenser la hausse soudaine des coûts de main-d’œuvre.

Attitude déplorable

On a ainsi appris que des franchisés Tim Hortons en Ontario - des enfants des cofondateurs milliardaires de l’entreprise - avaient éliminé les pauses rémunérées de leurs employés pour maintenir leur marge bénéficiaire.

Le ministre ontarien du Travail, Kevin Flynn, précise que la vaste majorité des chefs d’entreprise respectent la loi, mais il déplore que certains autres aient décidé de refiler la note à leurs employés. Une attitude que M. Flynn et la première ministre Wynne comparent à de l’«intimidation».

M. Flynn admet que les gens d’affaires sont toujours préoccupés par une hausse du salaire minimum.

«Mais il est tout à fait inacceptable - et immoral - que certaines entreprises s’en prennent à leurs employés. Ce genre d’intimidation n’a pas sa place dans cette province. J’espère vraiment que ces entreprises prendront un peu de recul et annuleront leur décision.»

Le ministre admet que cette attitude contrevient à l’esprit de la loi, mais pas à sa lettre. Par contre, un autre reportage fait état d’un franchisé Tim Hortons de Toronto qui aurait interdit à ses employés de conserver leurs pourboires, ce qui est carrément illégal.

«Nous enquêtons sur les allégations» de violations à la loi, a prévenu le ministre Flynn, lundi, sans donner plus de détails.

Le ministère du Travail embauchera d’ailleurs jusqu’à 175 nouveaux employés pour s’assurer du respect des normes. Le gouvernement ontarien espère ainsi résoudre toutes les plaintes dans un délai de 90 jours, et que les inspecteurs visiteront chaque année un milieu de travail sur dix, a indiqué le ministre Flynn.

La réforme du travail prévoit des pénalités plus sévères pour les contrevenants; le ministère pourrait aussi imposer des intérêts aux sommes dues à des employés. La nouvelle loi permet par ailleurs au gouvernement de publier l’identité des contrevenants - et le ministre Flynn se dit «parfaitement disposé à le faire».

M. Flynn a aussi laissé entendre que les entreprises craignant les impacts d’une hausse du salaire minimum devraient envisager d’augmenter leurs prix. Le ministre a affirmé que les entreprises ont plusieurs solutions à leur disposition, et que l’augmentation des prix pourrait faire partie d’une stratégie afin de s’assurer de faire des profits tout en offrant des salaires décents.

Au Québec, le gouvernement libéral a porté le salaire minimum de 10,75 $ à 11,25 $ le 1er mai dernier.

Sur la rive ontarienne

Après 121 ans, Maheu doit fermer ses portes

Une des plus vieilles entreprises de l’Est ontarien fermera ses portes prochainement. Après 121 ans en affaires, le commerce Maheu Home Furnishing d’Embrun cessera définitivement ses activités.

La morosité était palpable mercredi lors d’une visite du Droit au commerce sis sur la rue Notre-Dame, dirigé par Jacques Maheu et sa sœur, Suzanne Lemieux. 

Bien que souvent, les fermetures de commerces soient engendrées par une économie précaire, il n’en est rien pour Maheu Home Furnishing. « Nous en sommes à la quatrième génération de l’entreprise familiale et aujourd’hui nous fermons les portes parce que nous n’avons tout simplement pas de relève », explique M. Maheu.

Sur la rive ontarienne

Hausse du salaire minimum adoptée en Ontario

TORONTO — L’Ontario a adopté la vaste réforme du travail proposée par le gouvernement de Kathleen Wynne, qui prévoit la hausse du salaire minimum à 15 $ l’heure.

Le salaire minimum, qui se situe actuellement à 11,60 $ l’heure, augmentera à 14 $ l’heure en janvier prochain, puis à 15 $ à compter de 2019.

Le plan du gouvernement s’est avéré très populaire auprès de la population, selon les sondages, mais il est contesté par les entreprises qui craignent que cette hausse trop rapide, selon eux, mène à des pertes d’emplois.

Le gouvernement et certains économistes arguent de leur côté que cette hausse aura un impact positif sur l’économie, alors que les travailleurs auront un plus grand pouvoir d’achat.

Les libéraux de Kathleen Wynne se sont engagés à baisser les impôts pour les petites et moyennes entreprises pour aider les entreprises à traverser cette transition, mais la première ministre a prévenu que cela pourrait ne pas suffire pour contrebalancer les effets de cette hausse du salaire minimum.

Selon une analyse économique du Bureau du directeur de la responsabilité financière — un organisme indépendant qui veille sur l’économie —, plus de 50 000 personnes pourraient perdre leur emploi en raison de l’augmentation du salaire minimum. Un rapport de la Banque TD a estimé pour sa part que la province pourrait perdre 90 000 emplois d’ici 2020.

La loi des libéraux prévoit également l’implantation de l’équité salariale pour les travailleurs à temps partiel ainsi qu’une augmentation des congés payés et des congés pour urgence personnelle.

Cette loi représente une pierre angulaire de la plateforme électorale des libéraux, qui tenteront de se faire réélire en parlant d’équité, de gratuité scolaire pour les étudiants à faibles et moyens revenus, et de place en garderies.

Sur la rive ontarienne

La baisse d’impôts n’absorbera pas la hausse du salaire minimum

TORONTO — La baisse d'impôts pour les petites et moyennes entreprises de l'Ontario les aidera à absorber la hausse du salaire minimum, mais elle pourrait ne pas suffire, a prévenu la première ministre de la province.

Kathleen Wynne a souligné que la province s'était engagée à aider les PME, mais qu'elle n'avait jamais promis d'éponger complètement les effets de la hausse du salaire minimum.

Elle a ajouté que le gouvernement devrait surveiller de près les impacts de la hausse du salaire minimum pendant son augmentation graduelle.

La province a annoncé dans sa mise à jour économique automnale, mardi, qu'elle baisserait les impôts des petites entreprises. Le taux d'imposition passera de 4,5 pour cent à 3,5 pour cent à compter du 1er janvier 2018.

Le même jour, la province augmentera le salaire minimum de 11 à 14 $ l'heure.

Le gouvernement a l'intention ultimement de hausser le salaire à 15 $ l'heure d'ici le 1er janvier 2019.

La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) croit que cette baisse d'impôt est bienvenue, mais elle juge que ce ne sera pas assez pour contrebalancer les effets qu'aura la hausse du salaire minimum sur les petites entreprises.

Selon une analyse économique du Bureau du directeur de la responsabilité financière - un organisme indépendant qui veille sur l'économie -, plus de 50 000 personnes pourraient perdre leur emploi en raison de l'augmentation du salaire minimum.

Économie

Tabagisme en Ontario: des experts suggèrent de doubler la taxe

La Presse canadienne TORONTO — Un comité d’experts sur la lutte contre le tabagisme recommande au gouvernement de l’Ontario d’interdire la vente de cigarettes aux moins de 21 ans et de doubler la taxe de vente sur les produits du tabac, dans cette province où les cigarettes sont parmi les moins chères au pays.

Les experts mandatés par le gouvernement suggèrent des façons d’atteindre la cible proposée par le gouvernement fédéral : faire passer le taux de fumeurs en Ontario de 17 à cinq pour cent d’ici 2035. Le docteur Andrew Pipe, coauteur du rapport d’experts, rappelle que 16 000 Ontariens meurent chaque année de maladies liées au tabagisme.

La province arrive à l’avant-dernier rang au pays pour ce qui est du prix des cigarettes, et les experts recommandent d’au moins doubler, progressivement, la taxe de vente sur les produits du tabac. Ces nouvelles recettes pourraient être investies dans la lutte contre le tabagisme, propose le rapport.

Dans son plus récent budget, le gouvernement libéral de Kathleen Wynne a annoncé une hausse de 10 $ de la taxe sur la cartouche de cigarettes d’ici trois ans. Le ministre de la Santé, Eric Hoskins, a indiqué jeudi que son gouvernement étudiera attentivement le rapport du comité d’experts.

À Imperial Tobacco Canada, Éric Gagnon reprend l’argument voulant qu’une hausse de taxe serait « irresponsable », car elle pousserait davantage de consommateurs vers les cigarettes de contrebande. La Coalition nationale contre le tabac de contrebande soutient qu’un tiers des cigarettes vendues en Ontario proviennent déjà du marché noir.

Redevance pour dommages causés

Les experts recommandent aussi de prélever une contribution annuelle auprès des cigarettiers pour les faire participer aux coûts liés au tabagisme, comme on le fait avec l’industrie minière pour nettoyer les dommages environnementaux.

Ils proposent aussi d’interdire les escomptes sur le volume et tous les incitatifs offerts par l’industrie aux détaillants —, mais aussi le nombre même de détaillants dans la province. Des modifications aux règlements municipaux de zonage pourraient par ailleurs interdire la vente de cigarettes près des écoles, des campus et des centres de loisirs, propose-t-on.

Afin de lutter contre la « première cigarette » chez les jeunes, les experts recommandent d’interdire les subventions publiques aux productions cinématographiques ou télévisuelles qui mettent en scène des fumeurs. Par ailleurs, les films qui montrent des fumeurs devraient être classés « 18 ans et plus » au cinéma.

Enfin, la cigarette électronique, qualifiée de moins nocive que le tabac, mais quand même nuisible, ne devrait être vendue qu’à des fumeurs. Les experts reconnaissent toutefois que cette recommandation serait difficile à appliquer — ils suggèrent par exemple le recours à une ordonnance médicale ou une carte d’usager pour pouvoir vapoter.

Fonction publique

Phénix: «la comédie a assez duré»

Quelques centaines de fonctionnaires fédéraux sont descendus dans la rue jusqu’au bureau du premier ministre Justin Trudeau pour lui dire que « la comédie a assez duré », exigeant que son gouvernement répare le système de paye Phénix et indemnise immédiatement tous les employés qui ont subi les conséquences de ce fiasco.

« Fix Phenix now (Arrangez Phénix maintenant) » ont scandé à répétition les membres de l’Alliance de la fonction publique du Canada et de l’Institut professionnel de la fonction publique réunis pour ce grand rassemblement coin Elgin et Wellington.

Les dirigeants de deux syndicats ont rappelé que le gouvernement s’était donné jusqu’en octobre 2016 pour résoudre la majorité des dossiers des fonctionnaires. Un an plus tard, ces problèmes sont loin d’être réglés alors que les ratés du système s’accumulent et que les fonctionnaires ont encore du mal à être payés correctement. « Cette comédie a assez duré. Nous exigeons que le gouvernement indemnise les fonctionnaires lésés par l’incroyable fiasco qu’est Phénix » a lancé Greg McGillis, vice-président exécutif régional de l’AFPC pour la région de la capitale nationale.   

« Le gouvernement doit mettre fin à l’habitude déplorable de trop compter sur IBM et d’autres sous-traitants. Le secrétaire parlementaire de la ministre des Services publics et de l’approvisionnement Steven MacKinnon a promis la semaine dernière que le gouvernement réglerait ce problème à la satisfaction de tous en recourant aux compétences des employés de la fonction publique et nous prévoyons lui faire tenir sa promesse », a déclaré de son côté, Debi Daviau, présidente de l’Institut professionnel.

Jusqu’à maintenant, le gouvernement aura dépensé quelque 750 millions $ pour mettre en œuvre Phénix et tenter de réparer les pots cassés alors que l’ancien gouvernement conservateur avait anticipé des économies annuelles de plus de 70 millions $. 

Les problèmes de paye ayant jusqu’à maintenant eu des conséquences pour plus de la moitié des fonctionnaires fédéraux. De plus, il y a eu 11 atteintes à la sécurité des renseignements personnels de fonctionnaires à l’échelle du gouvernement et le nombre de dossiers problématiques ne cesse d’augmenter, ont rappelé les dirigeants syndicaux. 

Lors de la dernière mise à jour faite par le gouvernement, le nombre de transactions en arriéré dans le système s’élevait à 257 000 et les responsables n’ont pas idée quand l’état de stabilité sera atteint. 

Économie ottavienne

Casino à Ottawa : en avant la musique

Le conseil municipal d'Ottawa a donné mercredi son approbation à une recommandation qui permet au projet de transformation de l'hippodrome Rideau-Carleton en casino géré par l'entreprise bien connue Hard Rock International de franchir une nouvelle étape.
À l'issue d'un vote de 19-4, les élus ont confirmé que l'actuel site du 4837, chemin Albion, où l'on retrouve entre autres quelque 1200 machines à sous et une piste de course de chevaux, était l'emplacement tout désigné pour établir une maison de jeu sur le territoire de la capitale fédérale. 

Économie ottavienne

Excédent budgétaire de 68 M$ pour Ottawa

Le gouvernement fédéral a entamé son nouvel exercice financier avec un minuscule excédent budgétaire, même si l'encre noire devrait inévitablement tourner au rouge dans les mois à venir.
La revue financière du ministère des Finances a révélé vendredi que le gouvernement avait cumulé un excédent de 68 millions de dollars pour les mois d'avril et de mai, soit un peu moins que le surplus réalisé l'an dernier pendant la même période.