Pour répondre à un nouveau type de voyageurs, Sunwing prévoit mousser l’an prochain ses «forfaits à la carte» à l’année.

Sunwing mise sur les «forfaits à la carte»

Sunwing fait de l’œil aux clients de ses rivaux. Pour répondre à un nouveau type de voyageurs, l’entreprise prévoit mousser l’an prochain ses «forfaits à la carte» à l’année. Un tout inclus sous le soleil pour deux, trois, quatre ou même douze jours et le consommateur pourra choisir sa compagnie aérienne.

Sunwing, qui planche sur ce chantier depuis des mois, entend déployer ce service à l’automne 2019. Aucune date précise n’est toutefois encore disponible. 

L’objectif de la direction est d’attirer un plus grand nombre de voyageurs dans ses établissements hôteliers. Le client pourra choisir sa destination ainsi que la durée de son voyage.

Précisons que l’entreprise offrait déjà des forfaits similaires, soit de 3 à 16 jours, aux consommateurs qui choisissaient de voler avec elle. 

«Là, le client pourra partir lorsqu’il le souhaite et revenir lorsqu’il le désire. Il ne sera pas forcé de voyager avec Sunwing. C’est le consommateur qui décidera et il pourra réserver plusieurs mois d’avance», explique Sam Char, vice-président exécutif du Groupe de Voyage Sunwing. «On change actuellement notre système informatique pour pouvoir offrir ce produit», poursuit-il.

Ce dernier mentionne que la formule escapade est très prisée par les professionnels et les gens d’affaires. 

«Un client pourra, par exemple, passer deux jours dans un hôtel et deux autres journées dans un autre établissement», dit M. Char. «C’est vraiment un forfait à la carte. Les possibilités sont illimitées. [...] Par exemple, de Québec, les vols pour le Panama se terminent en avril. Si une autre compagnie aérienne offre cette destination, les clients vont pouvoir venir chez nous. Notre site va être un moteur de recherches ouvert à tout le monde», ajoute-t-il.

La directrice générale du Groupe de Voyage Sunwing  au Québec, Lyne Chayer, en compagnie de Sam Char, vice-président exécutif

Plan de croissance

Dans une entrevue avec Le Soleil, la direction de Sunwing a confié que cette offensive s’inscrivait dans son plan de croissance. L’entreprise souhaite notamment augmenter ses parts de marché à Québec au cours des prochaines années. 

Pour y parvenir, une bonification des vols vers les destinations du sud à partir de la capitale figure dans ses plans. Mais, il n’est toujours pas question de toucher aux vols vers l’Europe.

Pour cet hiver, le transporteur a déjà ajouté à sa liste à partir de Québec les destinations de Miami, au pays de Donald Trump, et de Puerto Vallarta, au Mexique. 

Au total, Sunwing offre cinq destinations avec un départ de l’aéroport international Jean-Lesage, soit Cuba, Mexique, Panama, République dominicaine et États-Unis (Miami). 

«Nous adorons Québec, nous y opérons aujourd’hui 12 mois par année. C’est une ville très importante pour nous», affirme M. Char, rappelant que sa compagnie compte une centaine de travailleurs à l’aéroport de Québec. «C’est pourquoi nous avons encore l’intention de développer davantage nos services ici. D’ici l’hiver 2020, vous allez constater une croissance de nos activités», promet-il.

Mais motus et bouche cousue sur les nouvelles destinations et l’augmentation du nombre de vols pour le moment. La direction préfère ne pas alerter ses compétiteurs. 

«Il faut faire les choses de façon rationnelle et intelligente afin d’offrir une capacité qui répond à la demande», souligne M. Char.

Pas de hausse de prix

La directrice générale du groupe au Québec, Lyne Chayer, précise toutefois que l’une des destinations de l’heure est actuellement le Costa Rica. Sunwing planche justement sur un nouveau projet d’hôtel sur ce territoire.  

Quant à la question des prix des billets d’avion, Sunwing n’envisage pas de hausse significative  pour cet hiver. Au cours des dernières années, la facture avait fluctué à plusieurs reprises en raison de la valse du taux de change et du prix du pétrole.

Par ailleurs, l’arrivée hâtive de l’hiver semble sourire à la compagnie. Sans vouloir fournir de chiffre, la direction mentionne que les ventes sont en hausse par rapport à la même période l’an dernier.

Sunwing ne brasse pas seulement des affaires comme transporteur, la compagnie est aussi propriétaire ou gestionnaire de 45 établissements hôteliers, dont 19 à Cuba. Elle détient au total 15 473 chambres. Et ces données ne tiennent pas compte de la division hôtelière RIU Hotels & Resorts de son partenaire d’affaires, TUI.

Depuis 2002, année de sa fondation, le transporteur n’a jamais été contraint d’écrire un bilan au crayon rouge. En 2017, l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 2,02 milliards $, peut-on lire dans un rapport financier de l’un des copropriétaires, TUI. La famille Hunter détient l’autre 51 % de l’actionnariat.

Pour la période hivernale, l’offre de Sunwing à Québec est d’environ 75 000 sièges. Une augmentation de 7 %. À travers la province, elle est de 400 000 sièges.

La compagnie offre aussi des départs vers le sud de Mont-Joli, Bagotville, Sept-Îles et Val-d’Or.