À son apogée en 2012, Sears exploitait 4000 magasins.

Sears évite la liquidation et ses magasins américains restent ouverts

NEW YORK — Sears survivra, du moins pour le moment.

Le président et principal actionnaire du détaillant, Eddie Lampert, a remporté une vente aux enchères de faillite de Sears, évitant ainsi la liquidation de la chaîne emblématique, selon une source proche des négociations. Cette personne a accepté de parler sous condition d’anonymat parce qu’elle n’était pas autorisée à discuter de la négociation en public.

M. Lampert est le seul à avoir présenté une mise pour l’ensemble de la société. Le milliardaire de 56 ans avait haussé son offre à plus de 5 milliards $ US au cours des derniers jours, par l’intermédiaire d’une société liée à son fonds spéculatif ESL. Les détails des nouveaux termes n’ont pas pu être connus. Le plan doit encore être approuvé par le juge des faillites de White Plains, à New York, qui préside l’affaire.

M. Lampert, qui a aiguillé la société vers la protection de la faillite, pourrait peut-être permettre à quelque 400 magasins Sears de rester ouverts. Un tel scénario permettrait de sauvegarder des dizaines de milliers d’emplois, du moins pour l’instant. Reste à savoir si Sears, fondée il y a 132 ans comme entreprise de vente par catalogue, peut survivre en cette époque où le détaillant en ligne Amazon domine le marché. Sears, qui exploite également la bannière Kmart, a déposé une demande de protection contre la faillite en octobre. L’entreprise comptait alors 687 magasins et 68 000 travailleurs. À son apogée en 2012, elle exploitait 4000 magasins. M. Lampert, qui a abandonné le titre de chef de la direction lorsque Sears s’est protégée contre ses créanciers, affirme que la société a encore du potentiel.

Sous la direction de M. Lampert, Sears a survécu en cédant des magasins et en vendant certaines de ses marques emblématiques, comme Craftsman. M. Lampert a prêté de son propre argent et signé des contrats pour maintenir l’entreprise à flot, même si certains critiques ont fait valoir que ces actions ne visaient qu’à faire profiter son fonds spéculatif ESL. Le fonds a pour sa part souligné que ces actions avaient apporté des liquidités indispensables à l’entreprise. M. Lampert détient personnellement 31 % des actions en circulation de Sears, tandis que son fonds spéculatif en détient 18,5 %, selon FactSet.