Selon l’ACQ, cette réouverture touche 35% des unités en construction (maison privée, logement locatif ou condo). Les 65% restants ne devaient pas être terminés d’ici la fin du mois de juillet.
Selon l’ACQ, cette réouverture touche 35% des unités en construction (maison privée, logement locatif ou condo). Les 65% restants ne devaient pas être terminés d’ici la fin du mois de juillet.

Reprise timide dans la construction en Outaouais

La construction a connu une reprise timide, lundi, avec l’ouverture de quelques chantiers résidentiels du côté québécois de la rivière des Outaouais.

Alors que l’industrie était toujours au point mort en Ontario, le Québec autorisait l’ouverture d’une minorité de chantiers de construction résidentielle pour la première fois depuis le 25 mars.

Au début du mois d’avril, le gouvernement ontarien a aussi fait fermer les chantiers, à l’exception de certains projets. Il s’agit des chantiers liés au secteur de la santé visant à assurer la production d’équipements et d’appareils médicaux, et aux travaux de maintien des opérations des usines pétrochimiques et des raffineries.

Les quelques chantiers résidentiels qui ont pu rouvrir sont ceux qui devaient être livrés à la fin du mois de juillet, au Québec. L’Association de la construction du Québec dresse un premier bilan positif de cette journée. «Une seule crainte a été observée dans quelques régions, dit son porte-parole Guillaume Houle. Il s’agit de la disponibilité de matériel de protection sanitaire comme les masques ou les lunettes. Du point de vue organisationnel, c’est positif. Les corps de métiers ajustent leurs horaires pour éviter que tout le monde se retrouve dans la même maison, en même temps.»

En Outaouais, l’entreprise Boless n’a repris que 10% des activités régulières en rouvrant son chantier du 100, rue Montclam.

Selon l’ACQ, cette réouverture touche 35% des unités en construction (maison privée, logement locatif ou condo). Les 65% restants ne devaient pas être terminés d’ici la fin du mois de juillet.

Outaouais

En Outaouais, l’entreprise Boless n’a repris que 10% des activités régulières en rouvrant son chantier du 100, rue Montclam. Le projet contient des locaux commerciaux au rez-de-chaussée, mais la nécessité de terminer les 102 logements aux étages supérieurs permet à son président Denis Ouellette de faire redémarrer la machinerie.

«On a dû installer des pancartes (sur les mesures sanitaires) à l’entrée du chantier, donner des consignes précises pour les poignées de porte, les distances à respecter, et obliger ceux qui doivent être physiquement proches d’autres travailleurs à porter un masque. Les récalcitrants seront renvoyés du chantier.»

Certains ouvriers peuvent difficilement travailler loin des autres. «On pense à ceux qui posent les armoires. Il faut être au moins deux. Ces travailleurs doivent porter un masque. On doit créer une nouvelle culture d’entreprise. Ça doit être pris au sérieux.»

Pour le groupe Heafey, responsable de plusieurs projets domiciliaires, il faut encore attendre. «La livraison de nos projets n’était pas prévue pour la fin juillet, alors, on doit attendre. Pour un chantier qui doit être terminé l’an prochain, on prend quand même du retard», a mentionné Charles Masse, vice-président opérations et développement.

Le secteur de la construction commerciale est toujours «sur pause» comme le reste du Québec. La réouverture des chantiers commerciaux semble plus compliquée, selon le président de Boless. «Il y a beaucoup de mobilité et de sous-traitance dans ce secteur. Les travailleurs viennent de l’extérieur de la région, donc ça prend des motels et des restaurants. Quand presque tout est fermé, c’est compliqué.»