Lors du bilan présenté par le service des infrastructures, en novembre 2019, il a été précisé qu’une trentaine de chantiers amorcés l’an passé devaient être terminés cette année. À cela s’ajoutaient 47 chantiers prévus en 2019 qui ont carrément été reportés à cette année.
Lors du bilan présenté par le service des infrastructures, en novembre 2019, il a été précisé qu’une trentaine de chantiers amorcés l’an passé devaient être terminés cette année. À cela s’ajoutaient 47 chantiers prévus en 2019 qui ont carrément été reportés à cette année.

Reprise des chantiers: Gatineau jongle avec différents scénarios

Encouragée par l’annonce du premier ministre François Legault d’un plan de déconfinement, la semaine prochaine, la Ville de Gatineau planche sur plusieurs scénarios de reprise de ses chantiers de construction.

Le président du comité exécutif, Cédric Tessier, classe les travaux dans trois catégories. La première touche les travaux pour lesquels les contrats ont déjà été octroyés. « Pour ceux-là, on attend la date de reprise, dit-il. On n’a aucune indication du moment précis où l’action pourra reprendre. On reçoit l’information en même temps que la population en général, soit quand le premier ministre parle à 13 h, tous les jours. Plusieurs travaux qui devaient commencer avec l’arrivée du printemps n’ont pas débuté. Il y aura des retards, mais si on peut lancer les chantiers en mai, ça ne sera pas catastrophique. »

Lors du bilan présenté par le service des infrastructures, en novembre 2019, il a été précisé qu’une trentaine de chantiers amorcés l’an passé devaient être terminés cette année. À cela s’ajoutaient 47 chantiers prévus en 2019 qui ont carrément été reportés à cette année. La Ville prévoyait aussi, lors de l’adoption du budget 2020, d’investir 27,5 millions $ dans son réseau routier cette année, ainsi que 49,6 millions $ dans ses réseaux d’égout et d’aqueduc.

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La deuxième catégorie de travaux concerne ceux pour lesquels la Ville est actuellement en processus d’appels d’offres. Ceux-là présentent un défi plus complexe. « Dans la majorité des cas, il y a très peu ou pas du tout de soumissionnaire, note M. Tessier. Les firmes fonctionnent au ralenti. Dans plusieurs cas, nous avons dû repousser la date d’échéance des appels d’offres de plusieurs semaines. Que Québec ne permette pas aux villes de recevoir des soumissions de manière électronique, comme il le permet au ministère des Transports, c’est problématique. Je ne vois pas pourquoi les villes ne pourraient pas fonctionner de cette manière aussi. Plusieurs de ces travaux devaient commencer plus tard cet été. Certains seront affectés, pas tous, mais plusieurs le seront. »

La troisième catégorie est la plus incertaine et fait référence aux travaux prévus cette année, mais dont les appels d’offres n’ont toujours pas été lancés.

« La réponse des entreprises aux appels d’offres déjà lancés nous donnera une indication sur les stratégies à mettre de l’avant pour ces autres travaux », explique M. Tessier.

Quant aux travaux de colmatage des nids-de-poule réalisés par les équipes de cols bleus de la Ville. M. Tessier précise que les discussions sont en cours avec le syndicat pour un plan de déconfinement efficace, mais encore là, la Ville est dans l’attente d’indications précises de la Direction de la santé publique.

Un nid-de-poule photographié à Gatineau.

« Pour les nids-de-poule, il n’y a rien de catastrophique, dit-il. Le printemps a été bien moins pire que l’an passé. Il y a eu beaucoup moins d’eau qui a gelé et surtout beaucoup moins de voitures sur nos routes et cela a eu un énorme impact. Nous accusons un retard sur les travaux à faire, mais nous pourrons le rattraper. »