Les personnes qui ont acheté des panneaux d’affichage à cristaux liquides (téléviseurs, écrans d’ordinateur et ordinateurs portables) entre janvier 1998 et décembre 2006 peuvent réclamer les bénéfices des règlements.

Recours collectif contre des fabricants d’écrans

Un autre «cadeau» des manufacturiers de tablettes à cristaux liquides (ACL) pour les consommateurs canadiens!

Il est de 25,8 millions $ celui-là.

Et vous avez jusqu’au 19 janvier 2018 pour réclamer «votre» argent.

Trois cabinets d’avocats canadiens — Siskinds, CFM et Bouchard Pagé Tremblay — annoncent que les tribunaux de l’Ontario, de la Colombie-Britannique et du Québec ont approuvé les règlements intervenus avec quatre manufacturiers qui auraient comploté afin de fixer les prix dans le marché des panneaux d’affichage à cristaux liquides utilisés dans la fabrication de téléviseurs, d’écrans d’ordinateurs et d’ordinateurs portables.

Les règlements à l’amiable totalisent la rondelette somme de 37,6 millions $. 

De ce montant, 25,8 millions $ retourneront dans les poches des consommateurs et des entreprises. 

La différence ira aux honoraires professionnels, aux frais d’experts et aux dépenses de publication des avis dans les médias. 

Les nouveaux règlements sont intervenus avec LG (21,2 millions $), AU Optronics (11,4 millions $), Toshiba (2,7 millions $) et HannStar (2 millions $).

Ces multinationales ont refusé d’admettre devant les tribunaux qu’elles avaient manigancé pour fixer les prix des tablettes à cristaux liquides. Elles ont préféré ouvrir leurs goussets et ainsi mettre fin, du même coup, aux procédures devant les tribunaux.

Dans ce litige qui remonte à une décennie — c’est en 2007 que l’action collective canadienne contre les manufacturiers de tableaux à cristaux liquides avait été déposée en Ontario —, une première série de règlements avait été autorisée par les tribunaux en 2014.

Les ententes totalisaient 37,6 millions $. Pas moins de 25,3 millions $ ont déjà été distribués aux consommateurs.

C’est donc un peu plus de 75 millions $ que verseront les multinationales aux Canadiens. 

Des règlements étaient intervenus, en 2014, avec Samsung Electronics et Samsung Electronics Canada (21,5 millions $), Innolux (10 millions $), Japan Display (3,1 millions $), Chunghwa Picture Tubes (2 millions $) et Epson Imaging Devices Corporation (1,2 million $).

Évidemment, ces gros joueurs ont également refusé de reconnaître leur culpabilité à la commission d’un complot. 

«Nous sommes fiers de notre réussite au nom des membres du groupe visé par les règlements», affirme Charles Wright de Siskinds. «L’approbation par les tribunaux des règlements et du second protocole de distribution va permettre aux entreprises et aux consommateurs canadiens de récupérer une partie de l’argent payé en trop pour leurs produits ACL».

La bataille juridique n’est pas terminée. La compagnie Sharp garde la ligne dure et continue de contester les procédures déposées contre elle. Une troisième distribution de billets verts pourrait donc se mettre en branle au cours des prochains mois. Ou des prochaines années. Qui sait?

«Nous allons continuer notre travail afin de nous assurer que Sharp soit tenue responsable pour ses actions», a promis Me Wright.

De l’argent pour vous

Les personnes qui ont acheté des produits ACL — sans égard au fabricant ou à la marque du produit — entre janvier 1998 et décembre 2006 peuvent réclamer les bénéfices des règlements. 

Elles peuvent réclamer un maximum de deux achats sans nécessairement avoir une preuve d’achat ou un reçu en leur possession. 

Il suffit de visiter le lcdclassactioncanada.com pour remplir le formulaire et obtenir toutes les informations nécessaires, notamment sur la façon dont la réclamation est calculée.

Le montant des paiements versés dépendra du nombre et de la valeur des réclamations déposées par les consommateurs et les entreprises. En 2015, le montant minimum reçu par un consommateur était de 25 $.

Il faut compter de 6 à 12 mois après la date limite de dépôt des réclamations pour recevoir un chèque par la poste. La patience est donc de rigueur.

Ceux et celles qui ont déjà empoché quelques dollars lors de la première ronde de distribution pourront repasser à la caisse.

«La priorité sera d’abord accordée aux premiers réclamants», explique au Soleil Me Maxime L. Blanchard du cabinet Bouchard Pagé Tremblay de Québec.

Alors, ceux et celles qui n’avaient pas pris le temps, en 2015, d’aller chercher une partie de l’argent payé en trop à des grandes multinationales, voilà votre chance!