John Richardson, amiral américain quatre étoiles à la retraite et commandant en chef de la marine américaine de 2015 à 2019.
John Richardson, amiral américain quatre étoiles à la retraite et commandant en chef de la marine américaine de 2015 à 2019.

La gestion en temps de crise, selon l’ancien chef américain des opérations navales

Pierre Théroux
Collaboration spéciale

Proximité PME présente des contenus qui mettent en valeur des approches et pratiques, d’ici et d’ailleurs, à la fois innovantes et inspirantes. À surveiller le samedi: des cas d’entreprises du Québec qui s’illustrent sur des enjeux importants du monde des affaires. 

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John Richardson, amiral américain quatre étoiles à la retraite et commandant en chef de la marine américaine de 2015 à 2019, a sûrement appris une chose ou deux au cours de sa longue carrière. Du moins, il n’est certes pas étranger à la conduite d’équipes en temps de crises prolongées et incertaines.

Dans une entrevue accordée à la firme McKinsey, il témoigne de la manière dont les dirigeants d’entreprises peuvent mieux gérer leur énergie pendant une crise, anticiper les problèmes dans leurs équipes et déployer un style de leadership qui unit les groupes et insuffle de l’énergie en période d’incertitude.

S’il est difficile de prédire quand la pandémie se terminera et que la situation reviendra à une certaine normalité, il importe surtout de bien conserver ses énergies, conseille John Richardson. Lorsque les enjeux sont élevés, comme dans la crise actuelle, de nombreux dirigeants ont naturellement tendance à penser qu’ils doivent être là tout le temps pour prendre toutes les décisions. Mais ils risquent alors de se mettre en difficulté et de commencer à faire de graves erreurs.

Les dirigeants doivent notamment prévoir des périodes de pause et de longs congés pour arriver à se ressourcer. Et ce qui fonctionne pour les patrons fonctionne aussi pour les employés. Ils doivent non seulement s’assurer que leurs équipes prennent aussi des congés, mais aussi équilibrer leur charge et structurer ces équipes pour que l’expertise et la capacité adéquates soient bien réparties. Sinon, la fatigue s’installe, l’inefficacité augmente et les performances diminuent.

Avec la participation de l’École d’Entrepreneurship de Beauce