L’équipe de direction de Cuisi-n-art, soit Anya Baumberger, directrice du marketing, Réal Fortier, pdg, et Caroline Fortier, directrice générale adjointe.
L’équipe de direction de Cuisi-n-art, soit Anya Baumberger, directrice du marketing, Réal Fortier, pdg, et Caroline Fortier, directrice générale adjointe.

Projet d’expansion de 8,6 M$ pour Cuisi-n-art

L’une se dit « soulagée », alors que l’autre a le « vertige ». Voilà comment se sentent les deux actionnaires de Cuisi-n-art, alors qu’elles viennent de lancer en pleine pandémie le projet de construction de 8,6 M$ des futures installations de l’entreprise de Gatineau, afin de doubler sa superficie et tripler sa production.

« On est très différente », s’exclame Caroline Fortier, l’une des trois actionnaires de l’entreprise fondée par son père Réal Fortier, aussi au nombre des propriétaires.

« Moi je suis soulagée, alors que tout le temps avant, j’étais nerveuse. De voir la pelle (sur le chantier), ça m’a rassurée. On a fait nos devoirs. On a regardé nos chiffres et on s’est assuré que si on n’avait pas une belle année, on serait correct », poursuit l’adjointe à la direction de l’entreprise.

Sa partenaire d’affaires, Anya Baumberger, peine pour sa part encore à croire que le projet sur lequel elles planchaient depuis un an et demi vient d’être inauguré, alors que la première pelletée de terre a officiellement eu lieu en début de semaine.

« J’ai un sentiment de vertige permanent en voyant la première pelle sur le terrain. J’ai de la misère à le croire et je vais sur le terrain trois fois par jour pour me pincer et être certaine que c’est vraiment vrai tout cela et qu’on est rendu là », lance la directrice au développement marketing.

Boom de la rénovation

Les deux femmes d’affaires ne se disent pas trop préoccupées par le ralentissement économique provoqué par la COVID-19.

« Les prévisions sont bonnes et nos clients sont fidèles, fait valoir Mme Baumberger. On a toujours travaillé pour s’adapter aux nouvelles réalités et la COVID en fait partie », poursuit-elle.

Mme Fortier constate pour sa part, depuis le début de la pandémie, une certaine hausse dans les carnets de commandes de l’entreprise manufacturière, spécialisée depuis 2007 dans le design, la conception, la fabrication et l’installation de cuisine.

« Pour ce qui est de la rénovation en Outaouais, je n’ai jamais eu autant de demandes de soumissions de contrats en si peu de temps. Ça a donné un petit boom à l’entreprise », affirme Mme Fortier.

« Les gens restent à la maison et ils sont tannés de voir leur cuisine dysfonctionnelle et ils sont obligés de faire de la nourriture », explique la directrice adjointe de Cuisi-n-art.

Déménagement

Cuisi-n-art compte ainsi déménager l’hiver prochain son usine du boulevard St-Louis, ainsi que sa salle de montre du boulevard Maloney sous un même toit, dans ses futures installations du chemin Industriel à Gatineau. Le projet prévoit aussi l’ajout d’une boutique de type « prêt-à-emporter », avec des caissons prêts à être installés et une section quincaillerie.

Ce projet d’expansion fera ainsi passer leur usine de 20 000 à 38 000 pieds carrés, alors que leur salle de montre passera de 5500 à 9000 pieds carrés.

La toute nouvelle boutique de prêt-à-emporter comptera pour sa part une superficie de 2000 pieds carrés.

En plus de doubler ses installations, Cuisi-n-art est à implanter une nouvelle technologie 4.0 devant lui permettre de tripler sa production. L’ajout d’une seule machine robotisée fera passer la coupe de feuilles de mélamine de 60 à 150 feuilles par jour.

« Présentement, pour bien servir notre clientèle, on est obligé de refuser des clients », explique Mme Baumberger.

« Donc c’est pour ça qu’on a décidé de faire une usine qui nous permettrait de combler les contrats présents et de pouvoir doubler notre production minimum », ajoute Mme Fortier.

+

***