À Gatineau, le marché immobilier a continué sur sa lancée.

Prix des maisons: un premier trimestre résilient à Gatineau

Le marché immobilier gatinois poursuit sur sa lancée alors que le prix de l’agrégat s’est apprécié de 5,3 % au cours du premier trimestre de l’année, atteignant 273 720 $, selon l’Étude sur le prix des maisons de Royal LePage publiée jeudi.

Le prix de l’agrégat, qui est calculé à partir de la moyenne pondérée de la valeur médiane de trois types de propriétés, soit les maisons à deux étages, les maisons plain-pied et les copropriétés, avoisinait les 260 000 $ au cours de la même période en 2018.

Le prix des maisons à deux étages dans le marché de Gatineau poursuit son essor, la hausse ayant atteint 8,1 % lors du premier trimestre de l’année. Le prix médian s’est établi à 311 481 $ pour cette catégorie. Les ventes pour ce type de propriété se sont d’ailleurs accrues de 23 %.

Du côté des maisons de plain-pied, l’augmentation est plus modérée (3 %), le prix médian se fixant à 252 555 $. Les ventes ont quant à elle progressé de 11 %.

L’agence immobilière précise toutefois que les appartements en copropriété ont moins le vent dans les voiles actuellement dans la région, un surplus d’inventaire mettant du temps à s’absorber ayant eu pour effet de faire chuter les prix de près de 4 % par rapport à l’an dernier (178 145 $). L’activité gagne du terrain malgré tout, précise-t-on.

Le premier trimestre 2019 est qualifié de résilient pour le marché gatinois.

« Le marché des unifamiliales demeure bien campé dans un marché de vendeurs et celui des condos, malgré la baisse de prix, se maintient dans un marché équilibré », de dire André Mayer, directeur de Royal LePage Vallée de l’Outaouais.

Royal LePage prévoit que cette tendance se poursuivra au cours du second trimestre, s’attendant à un printemps « très actif ».

Selon l’agence, le marché de l’immobilier de Gatineau « sera porté à long terme par une croissance des infrastructures, ce qui comprend le nouvel aréna Robert-Guertin, la nouvelle bibliothèque municipale dans le Plateau ou encore la mise en service d’un train léger dans le secteur d’Aylmer ».

« Ce type de projets aura sans doute un impact positif sur l’appréciation immobilière et la revitalisation de ces quartiers. En matière d’infrastructures routières, la circulation dans la grande région de Gatineau est de plus en plus difficile aux heures de pointe. Si l’on veut continuer d’attirer des familles, il est urgent d’investir dans nos infrastructures », soutient M. Mayer.

Ailleurs au pays

Ailleurs au pays, les hausses de prix de maisons ont été plus importantes à Montréal qu’à Toronto et à Vancouver au cours du premier trimestre, révèle l’étude de Royal LePage.

Le prix médian des habitations de la région du Grand Montréal a avancé de 5,5 % pour atteindre 406 332 $ pendant les trois premiers mois de 2019, alors qu’il avançait de 3,4 % dans le Grand Toronto et qu’il reculait de 1,5 % dans le Grand Vancouver.

La croissance des prix est encore plus appréciable dans le centre de Montréal, où elle s’est établie à 8,1 %, ce qui en fait « le marché le plus vigoureux parmi les trois plus grandes régions métropolitaines du pays », a précisé Royal LePage.

Malgré cette augmentation vigoureuse, le prix médian des propriétés montréalaises reste largement inférieur à celui des maisons du Grand Toronto et du Grand Vancouver, où il s’est établi à 836 425 $ et 1,24 million $ respectivement.

Pour l’ensemble du marché canadien, la croissance des prix a ralenti au premier trimestre 2019 par rapport à la même période l’an dernier, pour s’établir à 2,7 %.

Avec La Presse canadienne