Shaw Communications estime qu'il faut encadrer le porte-à-porte.

Pour réduire les plaintes, il faut encadrer le porte-à-porte, dit Shaw au CRTC

L’organisme fédéral de réglementation des télécommunications pourrait mieux protéger les Canadiens contre les pratiques commerciales problématiques en interdisant aux entreprises de faire appel à des sous-traitants pour s’occuper de leurs activités de vente de porte à porte, a estimé vendredi Shaw Communications.

Une délégation de l’entreprise de Calgary, qui offre des services de télévision, d’internet et de sans-fil, a profité de son passage aux audiences du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) pour indiquer que rien ne démontrait que les pratiques commerciales trompeuses ou agressives étaient un problème à l’échelle de l’industrie.

Ils ont reconnu l’existence de certains problèmes et que des améliorations pouvaient être apportées, mais ont estimé que la plupart des plaintes consignées au dossier public touchaient principalement un «petit nombre» des principaux acteurs de l’industrie.

D’autres délégations ont fait des commentaires similaires cette semaine, alors que le CRTC organisait une semaine d’audiences publiques ordonnées par le gouvernement.

Le vice-président principal de Shaw, Paul Cowling, a indiqué aux commissaires du CRTC lors de la dernière journée d’audiences, à Gatineau, qu’ils devraient prendre des mesures «ciblées» pour ne pas pénaliser les plus petits concurrents ou ceux dont les pratiques ne posent pas de problème.

Selon M. Cowling, les ventes à domicile par des non-employés sous contrat sont à la source des pratiques les plus graves, révélées par les reportages de médias, le mécanisme de résolution des plaintes de l’industrie et le processus d’audience du CRTC.

«Mettre l’accent sur une recommandation ou une solution ciblant les ventes à domicile permettrait de s’attaquer à la plus importante source de risque et à la vulnérabilité des consommateurs», a affirmé M. Cowling. «Nous avons proposé une interdiction des ventes à des tiers.»

Comme ses concurrents, Shaw a recours au porte-à-porte, mais celui-ci est effectué par des employés plutôt que par des entrepreneurs extérieurs.